Le Pays réel jeté hors de l’Assemblée « nationale »

Un évènement s’est produit au cours de la journée du 23 avril et auquel les royalistes auraient bien tort de ne pas prêter attention, du fait de son importance… somme toute, pas si relative que cela !

Alors que les députés s’apprêtaient à entériner le texte de loi légalisant le « mariage » homosexuel, des citoyens Français, excédés au point de manifester leur colère bruyamment sur les balcons de l’hémicycle, s’en sont faits expulser manu milari sur injonction du président de l’Assemblée, Claude Bartolone. Ce dernier, visiblement agacé, avait demandé que fussent jetés dehors « les ennemis de la démocratie » avant, une fois la basse besogne accomplie, estimer, sur un ton satisfait, qu’il ne restait dans les lieux que « les amoureux de la démocratie. »

Ces paroles n’apaisèrent pas pour autant les élus socialistes et leurs affidés qui se répandirent en imprécations contre leurs homologues de droite, restés pour beaucoup de marbre pendant l’incident.

Il y aurait de quoi sourire lorsque l’on songe aux comportements infantiles des « représentants de la Nation » qui, depuis la Révolution, et c’est bien connu, n’ont guère pour habitude de se respecter ou de s’écouter. Les esclandres verbaux sont plus que fréquents sous les dorures du Palais Bourbon et l’on peut être surpris de constater l’agacement des socialistes lorsque des citoyens en viennent au même comportement.

A moins de considérer le Pays légal tel qu’il s’est révélé réellement par cette courte incartade si symbolique : une assemblée méprisante, rassemblant majoritairement les tenants d’une caste dépourvue de toute valeur, hormis celle du mépris du Pays réel, qui s’exprimait en contre-haut des bancs de l’assemblée. Et cette rhétorique de Claude Bartolone, qui estimait qu’il n’y avait « pas de place pour les ennemis de la démocratie dans l’hémicycle » n’était pas sans évoquer, à nos oreilles si peu oublieuses du passé, quelques formules d’autrefois. Par exemple, un Saint Just traçant en lettres de sang vendéen son fameux « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ».

Le Pays réel, outré devant le viol, commis par d’irresponsables « représentants », des lois les plus élémentaires de l’ordre naturel, a pendant trop longtemps été la cible du mépris de ce gouvernement. Mais il n’y aurait pas de quoi être surpris, cela fait deux siècles que la République, sous le masque séduisant des traits de Marianne, affiche son dégoût et son dédain pour le peuple de France.

A nous royalistes d’offrir, humblement, cette réflexion à nos « compagnons de route » anti-« mariage » homosexuel : cette morgue que nous subissons depuis les premiers jours est-elle une perversion de la logique républicaine, propre aux socialistes, ou bien la concrétisation de sa nature, indépendamment du camp politique en place ?

Nous aurions bien deux ou trois – bonnes – idées à exposer sur le sujet.

Stéphane Piolenc

Commentaires  

#1 flf_bzh 24-04-2013 04:11
Ces manifestations ne servent à rien. L'argumentaire "démocratique" (réclamation d'un référendum, parler d'un peuple qui serait majoritairement contre, largement et à coup sûr, etc.)développé par tous ces manifestants est un égarement. Ils utilisent des armes (la loi du nombre, la référence à un peuple qui serait souverain) qui peuvent largement se retourner contre eux. Cette loi votée par la majorité des parlementaires, pseudo-représen tants du peuple (c'est la nature et l'essence du parlementarisme , une illusion, cela ne peut en être autrement) était une chose tout à fait prévisible, dans cette ambiance politico-médiat ico-idéologique (toujours plus d'égalité partout et dans tous les sens, le progressisme, etc.). Il faut remonter aux causes du problème et s'y attaquer, plutôt que mobiliser son opposition sur des choses qui sont finalement que des conséquence de ce mal profond. Ce mal, ces causes, c'est 1789, c'est-à-dire l'idée républicaine, liberté-égalité -fraternité, la démocratie intégrale, l'idée de peuple souverain, l'attaque de notre religion catholique, et ce qui est lié à tout cela de près ou de loin. C'est 1789 et ses contre-valeurs, ayant fait chuter notre monarchie capétienne, avec l'idée de république et de démocratie totale, qui a permis et permet de telles choses dangereuses comme cette loi. Le "pays réel", ou plutôt plus généralement le respect et la reconnaissance des lois naturelles (donc divines), ne peuvent qu'être jetés de cette assemblée infâme.
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