François, tu passes à la télé !

« François, tu passes à la télé ! ». Voilà peut-être le texto (ou tweet ?) de la première blanchie de France, Valérie Trierweiler au premier concubin de France jeudi soir.

Cette dernière, grande femme de gauche devant l’Éternel qui feintait de snober les pompes républicaines, ne crache pas sur le traitement que l’État (en faillite) lui réserve,  et loge dans la tour d’ivoire de son petit ami. Une tour d’ivoire confortable qui fait jouir des ors de la république mais qui coupe de la réalité : François Hollande n’a plus les pieds sur terre.

Après avoir perdu pied de manière spectaculaire ces dernières semaines, après avoir essuyé une mobilisation massive dans les rues, après avoir compté, béat, 3 187 700 chômeurs, que va dire François Hollande ?

Il répondra aux questions de David Pujadas (successeur de Claude Sérillon, aujourd’hui conseiller en communication du président, pour la petite histoire), sur la télévision publique qui enregistrera très certainement une audience record : aussi sommes-nous en droit d’espérer de ne pas perdre trois quarts d’heure devant notre poste de télévision !

Et puisque le président doit être très occupé à apprendre à faire des nœuds de cravate (pour le chômage, attendre le début du second quinquennat, ou demander à la maîtresse de maison), je lui propose de ne pas s’embêter et d’imprimer ces phrases-types, afin d’annoncer celle qui siéra au bon peuple.

- « Après ma période d’essai, j’ai constaté que le poste ne me convenait pas (horaires infernaux, vie privée compliquée, tout le monde m’embête). Je remets ma démission. »

- « Ne me sentant pas à la hauteur de la tâche qui m’a été confiée, je préfère aller rejoindre Sa Sainteté Benoît XVI à Castel Gandolfo, aussi j’adoube Jean-Vincent Placé pour être le candidat de ma succession. »

- « Ayant décroché une opportunité d’embauche pour un boulot moins emmerdant (la baraque à frites « chez  René » à Tulle), ma démission sera effective ce soir minuit. Bonne continuation, je vous enverrai une photo de moi en tablier. »

- « J’ai décidé d’appliquer mes leçons à moi-même, aussi j’écoute le peuple : je retire la loi Taubira sans condition. » [Doublez votre dispositif de sécurité si vous choisissez celle-ci, monsieur le président. Pour une fois je pourrais même m’en charger].

- « À la suite d’un vieux pari du temps de Sciences-Po, je décide de gouverner par ordonnances. Je dissous le PS, l’Assemblée nationale, je déclare la guerre à tous les pays du monde, je termine le génocide vendéen, je me laisse pousser la moustache et je nomme Jean-Marc Ayrault Premier ministre. Ah non, c’est déjà fait… ».

Nous verrons bien si le président ou les services élyséens lisent Vexilla Galliae. Si c’est le cas, n’hésitez surtout pas, on gagnerait du temps.

Julien Ferréol

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