[Point de vue ] La fin de la Veme République : demain la monarchie !?

Cette dernière échéance présidentielle a une nouvelle fois rempli ses promesses avec une campagne déplorable sur fond d’affaires de corruption et de vulgaires coups bas, menant vers un échec assuré les partis, dit traditionnels, qui se partagent habituellement l’alternance. 

L’image déjà catastrophique de cette élection a vu l’apothéose de sa médiocrité le soir du 3 mai au cours de laquelle les deux candidats (retenus par la vox populi sur les 11 qui se présentaient) nous ont démontré durant 2h30 qu’aucun des deux n’avait les capacités ni la main de fer pour diriger cette nation millénaire qu’est la France.

Dans l’agression mutuelle permanente, les candidats se sont efforcés de se lancer des mensonges, rumeurs et contrevérités, sans jamais aborder le fond de leurs idées. Dans le mépris total  de nos concitoyens.

Plus grave encore, ils ont délibérément enfermés le débat dans une rivalité entre  protectionnisme et mondialisation, chacun s’efforçant de diaboliser l’autre camp, prenant les français « pour des veaux à qui on propose l’abattoir d’un côté ou la famine de l’autre sans même tenter de leur montrer que le pâturage se trouvait entre les deux ».

En quelques mots, nous avons assisté à l’élection du président qui sera certainement le plus détesté de cette Vème république avant même sa prise de fonction. Et nous nous dirigeons désormais des élections législatives qui s’apprêtent de nouveau à nous diviser et nous renvoyer,  dans la douleur, vers les urnes.

En effet, au regard des deux tours de l’élection présidentielle, celles-ci s’annoncent encore plus chaotiques encore que les précédentes puisque aucun mouvement politique ne semble pouvoir réellement tirer encore son épingle du jeu politique. Les mouvements traditionnels se trouvent affaiblis, à l’instar du mouvement du président sortant,  et se sont désagrégés dans une cacophonie sans nom. Celui de France insoumise menée par le néo-chaviste Jean-Luc Mélenchon a finalement perdu son allié communiste quant au Front national, officiellement, le premier parti d’opposition, il doit désormais faire face à une sévère crise interne où l’un de ses principaux cadres les plus emblématiques, Marion Maréchal Le Pen, député du Vaucluse, a annoncé son retrait temporaire de la vie politique française.

Et si cette situation laisse présager une majorité présidentielle menée par le mouvement (très éclectique) d’En Marche du nouveau président élu Emmanuel Macron, devenu l’incarnation de ce coup d’état permanent que craignait une partie de la population française durant le quinquennat de François Hollande, force est de constater que cette « guerre » n’est pas totalement encore gagnée pour l’ancien ministre socialiste de l’économie au bilan plus que contestable. En dépit des ralliements de certains caciques des partis traditionnels allant du Parti socialiste aux Républicains (plus préoccupés par leur carrière personnelle que l’intérêt de leurs électeurs et du bien-être de la France) en passant par le Modem de François Bayrou, le mouvement hétéroclite d’En Marche n’est pas encore certain d’obtenir une majorité confortable en dépit des sondages et d’une presse qui lui est largement acquise.

Deux cas de figures sont donc possibles et se présentent à nous à l’issue de cette élection législative prévue en juin prochain :

- Soit le président obtient une majorité grâce à son mouvement mais à contrario trop friable (car chaque frange sécessionniste des partis traditionnels qui l’on rejoint tenteront de tirer la « couverture à eux ») et devra faire face  alors une opposition incontrôlable et complètement divisé

- Soit aucune majorité ne pourra être formée et de longues négociations seront nécessaires pour former un gouvernement avec le risque que celui-ci ne contente personne et se retrouve constamment bloqué.

Quel que soit l’un ou l’autre cas de figure,  la France s’apprête à connaitre une longue période d’instabilité politique comme celle qu’a connue la IVème république et qui l’a mené à sa perte après moins de 10 ans d’existence. 

Cette optique, si elle est néfaste à court terme pour la France, est une occasion inespérée pour les mouvements  royalistes, toutes obédiences comprises,  de sortir enfin de l’ombre après toutes ces années et de reprendre leur place légitime sur l’échiquier politique. Cette ré-émergence du royalisme doit se faire très rapidement afin d’être l’alternative la plus plausible au moment où cette république à bout de souffle expirera et où la France  devra se chercher un nouveau système de gouvernement et une nouvelle constitution. 

La problématique majeure actuelle qui tourne autour de nos querelles dynastiques et idéologiques devra alors à ce moment-ci être mis temporairement de côté afin de faire triompher notre cause commune. Un nouveau mouvement devra être réellement capable de rassembler les royalistes et rendre crédible l’idée monarchique à travers un programme répondant aux besoins  à court terme de nos concitoyens. Un parti qui saura se trouver un leader charismatique et s’entourer de profils capables de répondre aux exigences d’une communication 2.0.indissociable d’une victoire qui permettra au principe monarchique de triompher et  de s’imposer dans la masse afin de redresser notre pays. 

Et si cette union sacrée semble difficilement concevable pour bon nombre d’entre vous, je la pense pourtant nécessaire réalisable.  A condition que l’on souhaite vraiment et dès demain  arrêter d’être le simple spectateur de cette débâcle républicaine.

 Julien Sanchez

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