Yannick Moreau demande justice pour les crimes commis contre les Vendéens

Ne les oublions jamais ces Vendéens victimes de la  de la Révolution. Grâce soit rendue au député de Vendée Yannick Moreau (LR) qui ce 29 novembre 2016, à l’Assemblée nationale prit la parole pour  réclamer la reconnaissance des crimes perpétrés par la République française durant la Terreur, contre les populations vendéennes et bretonnes :

 « Quitte à faire de la repentance, pourquoi ne pas commencer par l’abrogation des lois de la Terreur contre la Vendée, et la reconnaissance de ses crimes ? Vous voulez faire de la morale. Soit, mais alors, commencez donc par abroger les lois de la Terreur indique Yannick Moreau.

« Vendéen, homme de l’Ouest, je sais y compris dans la tradition orale de ma mémoire familiale, ce que furent les persécutions des simples gens qui refusaient le centralisme jacobin, la “levée en masse” de la conscription militaire, et l’interdiction de leur expression religieuse. Le 26 juillet 1793, à la Convention nationale, BARERE réclame la destruction et l’extermination de la Vendée. Savez-vous mes chers collègues que c’est une Loi, la loi du 1er août 1793, votée par la Convention nationale, qui prescrivait l’extermination des hommes, la déportation des femmes et des enfants, et la destruction du territoire de la Vendée ? Savez-vous qu’une deuxième Loi, celle du 1er octobre 1794, vint renforcer l’horreur indicible ?» interpelle le député. On n’ose y croire et pourtant…

Yannick Moreau évoqua le massacre des Lucs-sur-Boulogne qui fit 564 morts (enfermés dans une église incendiée, avec 110 enfants à l’intérieur). Et rappela les noyades de Nantes et les « mariages républicains », ces procédés ignobles durant lesquels les soldats de la République attachaient un homme et une femme, avant de les jeter dans la « grande baignoire nationale ». M. Moreau n’hésita pas, durant sa prise de parole, à évoquer l’historien Reynald Secher et à son travail colossal sur la question de la Vendée :

« Savez-vous que c’est en Vendée que les premiers essais d’extermination industrielle furent menés ? A Noirmoutier, des camps d’extermination ont été établis. Partout en Vendée des fours à pain sont utilisés comme fours crématoires pour brûler vifs les habitants. La peau des Vendéens sert à l’élaboration de sacs ou de pantalons pour les gendarmes. La peau humaine selon le Conventionnel SAINT JUST était d’une “consistance et d’une bonté supérieure à celle du chamois” et “celle des sujets féminins plus souple mais moins solide”.»

« Les moyens d’extermination des Vendéens mis en œuvre par le Comité de Salut Public et la Convention sont la matrice de ceux des régimes totalitaires du XXe siècle. Voilà un sujet qui mériterait une reconnaissance nationale. Car si “la Vendée pardonne, elle n’oublie pas”. Voyez comme il est difficile de définir quelles commémorations doivent faire l’objet d’un devoir de mémoire.».

« La Vendée n’est pas seulement une province de France, c’est une province de l’esprit » (Philippe de Villiers), un symbole de résistance catholique, et ce 220 ans après la naissance du soulèvement. Dans cette France de 2016 où on tente par divers moyens de supprimer des pans entiers de notre histoire sous différents prétextes, il ne faudra jamais minimiser les horreurs qui se sont passées jusqu’en 1832 en Vendée, cet espace situé aux confins du Poitou, de l’Anjou et de la Bretagne, qui s’est soulevé à partir de mars 1793 contre la conscription et la Constitution civile du clergé.

La Vendée, c’est à l’époque un département créé sous la Révolution, mais dont les frontières ne correspondent pas avec celles de la Vendée militaire. Si le département de la Vendée revendique aujourd’hui son identité insurgée, rappelons que le tiers méridional du département ne fut jamais aux mains des blancs. A l’inverse, de grands chefs vendéens s’y sont distingués et restent toujours dans nos mémoires et nos cœurs. Respect et admiration pour Cathelineau, d’Elbée, La Rochejaquelein ou Bonchamps qui venaient des actuels départements de Maine-et-Loire ou des Deux-Sèvres. Charette, lui, a remporté sa première victoire à Machecoul, dans le Pays de Retz (ses hommes étaient surnommés les paydrets), dans l’actuel département de Loire-Atlantique.

La Vendée partagée entre littoral, bocages, plaines et bois, sans identité antérieure en commun et auparavant en trois provinces, se constitue en base blanche face à la barbarie jacobine. La Foi est un élément central. Au temps de la Réforme, la région avait été sérieusement gagnée par les influences huguenotes. Elle fut reconquise grâce à des hommes tels Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Dans les campagnes, la population était naturellement attachée à ses bons prêtres et à "la Foi de nos pères, tout ce que nos pères ont aimé avant nous" (Charette). Si les hommes du Bas-Poitou et des Mauges n’étaient pas foncièrement hostiles aux premiers changements de 1789, les attaques portées à la Foi depuis 1791 les blessèrent profondément. Les impôts les rendirent amers. Enfin, en 1793, la levée de trois-cent mille hommes appelés sous les drapeaux fut la goutte de trop. Quoi ! Mourir aux frontières pour une République qui pourchasse nos bons pères ? Jamais ! Rembarre !

Ainsi se soulevèrent des paroisses des Mauges, autour de Saint-Florent-le-Vieil, tels Le Pin-en-Mauges (sud du Maine-et-Loire). A leur tête : des capitaines de paroisse, hommes de confiance et de foi, artisans ou paysans, que les ruraux avaient choisi. Parmi eux, un colporteur, père de famille, entra dans la légende : Jacques Cathelineau.

Les thuriféraires de l’idéologie républicaine ont souvent dit de la Vendée qu’elle était un complot ourdi par les émigrés et les prêtres fanatiques, utilisant des pauvres hères pour servir leur cause. C’était un mensonge éhonté pour discréditer les légitimistes. Partout, au sud de la Loire, le tocsin sonnait. Les ruraux se soulèvent, de paroisse en paroisse. Les paysans chassent les gardes nationaux, les agents de la conscription, et les prêtres jureurs ("curés trutons"). Le Sacré-Coeur s’imposa vite comme emblème chéri des insurgés. Mais le peuple avait besoin de chefs. Le peuple a toujours besoin de chefs et ceci à toute période de l’histoire.

Si les soubassements du soulèvement vendéen étaient profondément populaires et religieux, la noblesse s’y agrégea ; seuls les aristocrates possédaient une expérience militaire. Ainsi, Bonchamps était-il un ancien officier de l’Armée des Indes ; Charette, lui, un ancien lieutenant de vaisseau de la Royale. On raconte que les paysans irent quérir ce dernier jusque sous son lit, en sa demeure de la Fonteclause, afin de le prendre pour chef.

Entre Anjou et Poitou, naquit une armée de paysans commandée par des nobles et quelques roturiers : l’Armée catholique et royale. Catholique, la Vendée l’était indiscutablement ; royaliste, elle le devint par la force des choses, car le peuple ne pouvait servir une République liberticide et antichrétienne.

Peut-on parler d’Armée ? S’il y avait des cadres, des drapeaux, des armes et surtout des ennemis, n’oublions pas que les Vendéens étaient des paysans. Ils étaient si étrangers au monde militaire qu’ils ne parlaient point de bataille mais de choc. Sitôt le choc terminé, la plupart changeait de chemise : tous rentraient au foyer travailler la terre. Il suffisait de retourner la lame de la faux, selon que l’on guerroyait ou moissonnait.

Bien sûr, c’était une instable armée qui pouvait se relâcher devant les canons ennemis, mais le lendemain tailler en pièce les plus fiers soldats de la République : les Mayençais de Kléber. Armée morcelée, sous la tutelle d’un généralissime mais divisée entre chefs. Certains, tels Charette, veillaient jalousement à leur indépendance et à leur isolement vis-à-vis du reste de l’Armée catholique. La grande guerre de 1793, la Virée de galerne, le génocide et la mémoricide se préparaient contre la République parricide.

Qu’il y ait toujours dans notre France des historiens, des sites spécialisés, des journalistes, des passionnés de ce temps pour immortaliser dans les cœurs la mémoire de cette Vendée qui n’était guidée que par la Foi et l’Amour de Dieu. Puisse les âmes de ces martyrs vendéens reposer en paix et nos prières ne jamais cesser de les accompagner. Merci à Vexilla Galliae et à Dominique Hamel de nous permettre ce travail de mémoire, si cher à notre cœur…

Solange Strimon

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