Verdun : plus macabre que la Bataille, c’est possible

Ils se retourneront ; ils se retourneront tant et tant que la terre tremblera plus encore que ce qu’elle tremblait lorsqu’ils périrent.

Partout, les médias et les organismes publics semblent se réjouir de la mise en scène de 3400 jeunes venus d’Allemagne et de France pour les commémorations officielles du centenaire de la Bataille de Verdun.

Sur une vidéo spécialement tournée pour l’occasion, on voit, tout d’abord, les jeunes courir, tous ensemble, à travers les bois, peut-être pour symboliser les assauts que lançaient les soldats à l’époque.    

Ils arrivent ensuite sur la nécropole de l’Ossuaire de Douaumont, là où plusieurs milliers de croix blanches sont alignées. Ils se mettre alors en rang les uns face aux autres, et miment, deux par deux, des altercations et des petites bagarres.            

Le tout, sur un fond de battements de tambour, produits par le groupe « Les tambours du Bronx », originaire du quartier éponyme, et qu’on a spécialement sollicité pour l’occasion.

Puis, une sorte d’ange de la mort, figuré par un personnage sur échasses, passe à travers les rangs, et les jeunes s’effondrent au sol. Ils se relèvent ensuite progressivement, pour frapper dans leurs mains et sur leurs poitrines au même rythme que les tambours, qui se remettent à jouer de plus belle.

Ces battements devraient peut-être rappeler la combativité dont on fait preuve leurs ancêtres tombés ici même. Mais pourtant, il est difficile d’y croire, même pour quelqu’un qui voudrait se prêter au jeu.   

C’est décevant, car les enfants eux-mêmes n’y croient pas, ça se voit. Les visages sont incertains et manquent de sincérité.            

Soyons francs, il s’agit d’un haka bon marché pour babtou fragile.        

Cette démonstration était proprement ridicule, et son organisation relève d’une atteinte grave au sentiment de reconnaissance national pour les soldats français tombés lors de la Première guerre mondiale.

L’objet d’une commémoration, faut-il le rappeler, est de se regrouper afin de partager notre affectation personnelle vis-à-vis d’un évènement grave appartenant à notre passé commun.

La commémoration est sincère, profonde ; elle est personnelle et partagée à la fois. C’est un instant de piété, d’amour et de reconnaissance envers ceux qui ont vécu avant nous.  

En aucun cas on ne peut prétendre s’y amuser, ne serait qu’un tout petit peu.

Ce spectacle, dans son ensemble, ne s’est distingué que par sa grossièreté et son inélégance. Nous affirmons à cet égard que seul un esprit tronqué ou mal intentionné a pu souhaiter sa mise en scène.

Mais bon, l’Etat souhaitait que l’évènement soit spectaculaire et bénéficie d’une visibilité importante ; c’est aussi pour cela qu’il avait initialement choisit de faire venir le piteusement indigne « Black M », d’après qui la France est un « pays de koufars ». 

A cet égard, l’historien Nicolas Offenstadt expliquait vendredi 27 mai sur France Inter que la musique « est un des seuls moyens d’élargir le public des commémorations ».           

Il serait peut-être bon de signaler à ce businessman du souvenir, que si la visibilité publique a effectivement un prix, les patriotes de France ne sauraient l’accepter si c’est celui de la dignité de leurs ancêtres.

Nous ne saurions être dignes d’eux si nous acceptions d’aller volontairement dans le sens de l’abrutissement général ; et tant pis pour les sots en moins dans le public, car il n’est pas d’intéressé qui ne puisse savoir.

Sinon, nous pouvons directement proposer de faire venir, l’année prochaine, Miley Cirus, pour lui faire chanter « On ne passe pas » avec une plume tricolore coincée entre les deux fesses devant un parterre d’officiels.

Nous, Français, nous, Européens, sommes les proies d’une violence macabre.              

Les élites qui nous dirigent souillent et violent notre histoire, jusqu’à marcher sur nos morts.

Nos morts, nos pauvres morts, déjà victime des tyrans mondialistes en leur temps, se retournent dans leurs tombes à présent.          

Et ils se retourneront tant et tant, que la terre tremblera plus encore qu’il y a cent ans ; et que dans leur furie, leurs humbles descendants, enfants des pays d’Europe, se lèveront ensemble contre leurs oppresseurs.                  

Théophile Ducran-Lapoigne

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