De Stéphane Le Foll inquiété à François Hollande encensé : la France et ses pauvres !

Notre fringuant ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll a tout à coup été en prise directe avec la misère et le burn out des agriculteurs qui n’ont pas hésité à venir jusqu’à lui devant sa maison près du Mans. La Révolution française avait commencé ainsi. Et si le ministre n’a pas en tête le déroulé de la révolution, il lui faut reprendre ses livres d’histoire, non encore « corrigés » par la ministre de l’éducation nationale. Supprimer tout ce qui concerne les fondations de notre France, ses rois et leurs vies, fait partie du programme diabolique de ce gouvernement.

Une trentaine d'éleveurs ont débarqué devant la maison de Stéphane Le Foll près du Mans (Sarthe) et sur la haie de son jardin, ont accroché une banderole où se lisait "Nous, comme nos vaches, on est sur la paille" accompagnée d’un dessin où l'on voit un cercueil, symbole de la mort de leur profession. On imagine aisément Stéphane Le Foll, contraint de sortir de sa maison et d’exiger qu’on décroche un pendu en paille, symbole bien significatif de la situation. Il n’appelle pas les forces de l’ordre mais écoute les doléances qu’il est supposé connaître dans leurs moindres détails, depuis le temps qu’il étudie ce dossier et ne cesse de dire que des solutions vont être trouvées. Oui, mais quand ? Dans vingt ans ?

Comment nourrir les bêtes, comment payer ses factures, comment croire en l’avenir, comment simplement survivre au quotidien ? La discussion s’étirera durant une heure dans la rue. Stéphane Le Foll doit comprendre qu’on n’en est plus aux discours sans promesses. Il doit avoir pris conscience de la situation et peut-être qu’enfin débloquera-il la situation qui s’éternise. Quelques centaines de kilomètres plus loin, c'est le domicile de Jean-Yves Le Drian qui est ciblé, mais la trentaine d’agriculteurs sera stoppée par les forces de l'ordre.

Ceci se passe en France. Une France mise à feu et à sang dans tellement de domaines qu’on n’ose même plus les citer, qu’il s’agisse des médecins, des avocats, des éleveurs, des agriculteurs, des enseignants, des professions libérales, des retraités et de tant d’autres. Mais pendant ce temps-là, le Président achève dans le Pacifique son tour du monde commencé en Guyane en décembre 2013. Partout où il passe, des couronnes de fleurs autour du cou, des danses, des chants et encore des promesses qu’il sait qu’il ne tiendra pas. Qu’est-ce qu’il est heureux !

Sa profession : menteur professionnel, 1ère catégorie, médaille d’or dans toutes les classifications. Dommage que son nez ne s’allonge comme celui de Pinocchio toutes les fois où il exerce ce grand talent de menteur. Il envoie toujours ses troupes affronter tous les problèmes et lui il garde bien jalousement les privilèges d’un président de la République, n’en ayant que les avantages. Valls fait les frais de toutes les colères d’un peuple révolté et qui va peut-être se lever. Mais c’est vrai que nous ne sommes plus au XVIIIème siècle, que tous les « pauvres » sont assistés par le R.S.A, le R.M.I. l’A.P.L. et tout le reste. Les 8.8 millions de pauvres ne sont plus les mêmes qu’hier.

Concrètement, être pauvre aujourd’hui, c’est manquer de quoi ? En France, 7 % des ménages ne peuvent maintenir leur logement à bonne température, 10 % recevoir des amis, 11 % ont un logement bruyant… Et comment tenir compte des coûts de logement ? Avec 977 euros, on ne vit pas de la même façon à Paris qu’à Aurillac. Enfin, on pourrait s’interroger sur la pauvreté scolaire. Le système éducatif français reproduit largement les inégalités scolaires selon les milieux sociaux. Contrairement au discours ambiant, le nombre de ceux qui sortent sans qualification se réduit nettement, mais les exigences de nos sociétés s’accroissent. La défense d’un système académique dès les petites classes et élitiste se fait aux dépens des couches sociales les moins scolairement favorisées.

Du point de vue des revenus stricto-sensu, il faudrait distinguer la population pauvre des catégories les plus modestes ou à « bas revenus », comme les qualifie la Caisse nationale d’allocations familiales. Derrière ce débat sur le seuil de pauvreté, se profile en fait une façon de comprendre la réalité sociale. Il en est de même avec les inégalités, les travailleurs pauvres ou la fracture sociale en général, que certains voient « exploser » en France. Exagérer un phénomène, quels que soient les bons sentiments qui y conduisent, n’aide pas à le résoudre. Pire, cela peut entraîner l’effet inverse.

Mais le président de la république et tous ses ministres n’ont aucune idée de ce que représente le coût d’une baguette de pain et combien il faut compter pour permettre aux enfants de ne pas se faire remarquer par des vêtements qui ne sont pas à la mode. Nous permettons à nos élites de vivre dans le luxe et l’opulence par nos impôts et nos privations en tous genres. À quand la révolution ?

Solange Strimon

Commentaires  

#6 Benoît Legendre 27-02-2016 23:51
Tout cela est bel et bon, mais comment va t-on faire avec une nation dont le vice premier est la jalousie ? Pour nos français, l'assiette ou le jardin du voisin est toujours mieux remplie ou plus beau ; alors notre petit français exhale sa rancune avec son refrain favori : c'est pas juste !

Le français voudrait que tout s'arrange sans qu'il ait à bouger le petit doigt : au secours la municipalité, la sécu, l' Etat et ses allocations ! Moi y'en a vouloir des sous, et tout de suite !

A la décharge de tous les gens qui en bavent aujourd'hui (pour de bonnes raisons), ils sont enfermés depuis des lustres dans un système qu'ils ne contrôlent même plus...
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#5 Pellier Dominique 25-02-2016 08:08
Oh oui, Père, Sauve la France!!!!!
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#4 Charles MERET ZOLVER 24-02-2016 11:23
Son Altesse Impériale et Royale Otto von Habsburg-Lothri ngen aimait à répéter que la première richesse d'un pays c'est son agriculture; en effet, si un pays n'est plus capable d'assurer son auto-suffisance alimentaire il devient potentiellement très vulnérable...
La "crise" n'est pas conjoncturelle, elle est structurelle, les gouvernements nationaux ne disposent, en matière économique en tout cas, plus de tout les leviers de commande, ils ne sont plus que des pantins aux ordres de l'U.E elle-même Cheval de Troie de l'oligarchie cosmopolite. Les "nations" leur ayant abondonné des pans entiers de souveraineté, leur marge de manoeuvre est très restreinte; désormais, ce qui différencie la "gauche" de la "droite" ce sont leurs approches de certaines questions dites "sociétales". Cela étant dit, le fait de ne plus disposer de toute latitude pour agir ne les dédouane nullement , bien au contraire, ils cachent la terrible réalité aux français, leur laissant accroire qu'ils sont à même d'enrayer le déclin de notre chère Patrie, alors que ce ne sont plus des hommes de pouvoir au sens plein et noble du terme mais des hommes de mains, sortes de supra-méga fonctionnaires jouant constamment des coudes pour intégrer la "superclasse" elle-même constituée de porte-flingues au service de hiérarchies plus occultes constituant une synarchie infernale. Ne nous leurrons pas , la dure réalité de la France "d'en bas" ils la connaissent, un certain nombre de ministre , secrétaires d'état ou directeurs de cabinet sont issus de milieux modestes, simplement ils ne sont pas en place pour servir mais pour SE SERVIR. Il faut être bien naïf pour croire leur promesses (les sidérurgistes de Gandrange en savent quelquechose). IL est malheureux d'avoir à l'écrire, d'autant plus qu'un chrétien, sauf circonstances exceptionnelles , ne peut appeler ou inciter à faire usage de la violence, mais, et c'est triste à dire je réitère, il suffirait que le peuple en colère taille en pièces quelques uns de ces politocards pour que le reste retournât très vite sa veste... Souhaitons leur plutôt d'être perméable à la Grâce Divine pour qu'en eux puisse s'opérer une complète métanoïa... Rappelons nous les Promesses de Notre Seigneur au petit Marcel Van au sujet de Sa"Fille Aînée" et surtout récitons pieusement, quotidiennement , la prière qu'Il lui dicta : " Seigneur Jésus, aie compassion de la France, daigne l'étreindre dans Ton Amour et lui en montrer toute la Tendresse . Fais que, remplie d'amour pour Toi,elle contribue à te faire aimer de toutes les nations de la Terre. Ô, Amour de Jésus, nous prenons ici l'engagement de te rester fidèle et de travailler d'un coeur ardent à répandre Ton Règne dans tout l'Univers.
Ainsi soit-il ".
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#3 Pellier Dominique 24-02-2016 08:31
D'une part, l'égalité rêvée par la révolution ou les idées des "lumières" qui l'ont prônée n'est que pure utopie. Il y aura toujours des inégalités. Mais ce qu'il faut, c'est se débrouiller pour que les plus démunis puissent vivre correctement: de quoi manger, se vêtir, se loger, vivre.Et plus qu'au moins cela.
D'une autre, malgré le désarroi criant des agriculteurs, quand ce n'est pas celui d'autres professions, ces messieurs du gouvernement persistent à dire que tout va bien. ILS SONT DONC AVEUGLES SOURDS et autrement handicapés. Le mensonge, oh, il y en a toujours eu et il y en aura encore, hélas!!!! Même avec un roi à notre tête; si ce n'est pas de Lui, ce sera de Son entourage. Soyons réalistes
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#2 Moussu 24-02-2016 07:46
Bravo
Une analyse clairvoyance et realiste qui permettrat de réveiller les consciences de tous ces français qui ne réfléchissent plus
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#1 ARMENANTE 24-02-2016 07:32
L'esclavage de la classe d'en bas est rétabli. L'avenir de la France décidé par les politiques est dans le tourisme de masse ou il faut une main d'œuvre à bas prix. Nos politiques ont abandonné l'idée industrielle , l'innovation et les TPE-PME innovantes
Mais Qui parle de la justice française, médiocre, classée 37 eme sur 43 , derrière l'Azerbaïdjan , une honte ,Dire la vérité est un acte révolutionnaire et, Pour croire en la justice en FRANCE il faut beaucoup d'humour ; La vérité est sans pitié pour les services judiciaires français à bout de souffle= CLIQUEZ ICI : https://blogs.mediapart.fr/edition/critique-raisonnee-des-institutions-judiciaires/article/110216/la-verite-est-sans-pitie-pour-les-services-judiciair
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