De la démission ou de l’élection de Laurent Fabius

   Nous voilà donc aujourd’hui embarrassés d’un ministre des affaires étrangères qui, depuis qu’il est en poste, a parcouru un sans faute dans l’erreur. Ses amis pourront nous objecter qu’il en va de même du ministre de la justice, obsédé par la protection des criminels,  et même du Premier ministre qui, il y a encore quelques semaines, plutôt que de se préoccuper de la sécurité des Français, avait pour seul objectif, quitte à organiser des tripatouillages électoraux qui sentaient bon la IVe république, ne se souciait que d’empêcher le Front national de conquérir une présidence de conseil régional. Comme si cela avait la moindre importance dans ce pays, le mien, qui ne sait plus où il habite. On pourrait même pousser le raisonnement jusqu’à Hollande mais là, franchement, tirer sur une ambulance, chacune sait que ce n’est vraiment pas charitable.

    Alors Fabius… Parce que c’est tout de même du crédit international de la France qu’il s’agit. Installé dans le fauteuil qui fut celui de Maurice Couve de Murville et de Michel Debré. On cauchemarde. Ce n’est même pas que le costume soit trop grand, c’est que l’actuel titulaire disparaît dedans.

   On n’osera évidemment pas invoquer le technocrate apatride et sans scrupule, mais quand même ! Comment s’être autant trompé ! Vis à vis de la Russie, de l’Europe, des États-Unis, du Proche-Orient …Bêtise ? C’est peu probable. Il est quand même plus intelligent que Michèle Alliot-Marie qui, ministre de la défense, passait un accord de coopération militaire avec Kadhafi. Incompétence ? C’est à peine plus crédible. Méconnaissance des dossiers parce que, comme chacun sait, un ministre, ça fait des passerelles mais ça ne travaille pas ? On s’approche. 

   Mais n’y aurait-il pas, en plus, un cynisme abject de l’homme obnubilé par sa propre carrière et pour qui l’intérêt de la France ne sert que de boutades entre amis friqués de la gauche caviar ? Et puis l’affairiste qui trouve peut-être – peut-être - quelque intérêt personnel à vendre la France au Qatar. Tiens, je réalise que c’était aussi le Premier ministre du sang contaminé. Un hasard bien sûr. Mais cela fait quand même beaucoup. Et me revient la phrase cruelle de Chateaubriand à propos d’Élie Decazes : les pieds lui ont glissé dans le sang. »

    N’importe quel cadre d’entreprise, pour bien moins que ça, aurait été licencié pour faute lourde. Mais, à la différence de Decazes, Fabius lui va rester. La démission n’a de sens que pour ceux qui ont celui de l’honneur. À moins qu’il n’ambitionne un autre poste : président de la république par exemple ? Vu ce qu’elle est devenue, cela lui irait assez bien …

Henri de Villehardin

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