Droit de vote des étrangers : d’une division à l’autre

« Moi président de la République, j’œuvrerai à l’unité du peuple français. »

Beaucoup seraient tentés de mettre cette phrase dans la bouche du candidat François Hollande. Pourtant, elle ne fait pas partie des quinze occurrences de la désormais célèbre anaphore. Et grand bien lui en a pris de ne pas se risquer sur ce terrain glissant de l’unité !

En effet, depuis ce funeste 6 mai 2012 qui a vu l’arrivée au pouvoir de l’inexpérimenté Hollande - il n’a fait partie d’aucun des neuf gouvernements de gauche de la Vème  République (celui d’Ayrault étant le 10ème) –, « diviser pour mieux... présider ! » semble être le mot d’ordre de la clique ministérielle.

Passons sur les multiples cafouillages et autres rétropédalages  qui ont alimenté les colonnes de la presse française pour nous concentrer sur l’actualité. Brûlante actualité ! Brûlantes divisions... « Mariage pour tous » d’un côté, « Manif pour tous » de l’autre, cela faisait longtemps que le peuple de France ne s’était pas autant déchiré.

Nous pourrions alors espérer d’un président normal qu’il tente de pacifier un climat social déjà bien tendu par la crise économique qui se prolonge. Mais non. Pour « eux », cela ne suffit pas et, ce mardi 29 janvier, Jean-Marc Ayrault a décidé d’annoncer une nouvelle révision constitutionnelle guidée par l’engagement numéro 50 de François Hollande : le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales.

L’objet de cet article n’est pas d’argumenter pour ou contre mais de s’insurger contre la simple proposition, en ce moment, d’une telle loi. Plus largement que la crise économique, la France traverse une crise culturelle : elle ne sait plus d’où elle vient, elle ne peut pas savoir où elle va ; et une crise politique : une étude Cervipof publiée par Le Monde il y a quelques jours révèle que la défiance des Français envers les politiques et la politique n’a jamais été aussi importante. Ainsi, au milieu de cette crise culturelle, économique, sociale et politique, le gouvernement a-t-il décidé de lancer dans l’arène le sujet brûlant du droit de vote des étrangers qui ne va pas manquer de cliver encore plus, si tant est que cela soit possible, un peuple qui ne demande que du travail et de la paix.

Nous ne pouvons pas nous battre sur tous les fronts, nous devons travailler si nous voulons vivre, nous voulons pouvoir discuter avec notre cousin, notre voisin, notre collègue sans risquer de se brouiller, nous aimerions, M. Hollande, que vous gouverniez.

Pierre Ardent 

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