Louis XV, le Panthéon et la Résistance

À l’origine du Panthéon, dont il a beaucoup été question ces derniers jours, n’oublions surtout pas que c’est notre roi Louis XV dit le bien-aimé (1710-1774), qui avait juré  de faire bâtir une église dédiée à Sainte-Geneviève, la sainte patronne de Paris,  s’il guérissait d’une méchante maladie. Le miracle eut lieu et il fit construire l'église Sainte Geneviève, qui devint plus tard le Panthéon. Louis XV avait confié le projet à l'architecte Jacques Germain Soufflot et il posa la première pierre en 1764. L’édifice fut achevé en 1790. En avril 1791, l'Assemblée constituante décide d’utiliser ce monument, qui n'est pas encore consacré comme église, comme nécropole pour les "grands hommes" ayant contribué à la grandeur de la France.

La crypte du Panthéon abrite les tombeaux de quelque 70 français célèbres, dont Voltaire, Rousseau, Émile Zola, Victor Hugo, Jean Moulin, Louis Braille et André Malraux. Pierre et Marie Curie y reposent également ainsi que Alexandre Dumas. Marie Curie fut jusqu'à ce jour la seule femme à entrer au Panthéon en 1995.  Enfin, l’architecte Soufflot y a été inhumé en 1829 en tant que concepteur du bâtiment. Quatre figures de la résistance viennent d’entrer solennellement au Panthéon. Pierre Brossolette (1903-1943) et Jean Zay (1904-1944), deux femmes, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) et Germaine Tillion (1907-2008, qui rejoignent leurs « camarades », sachant qu’ils pourront respirer en toute tranquillité, étant donné qu’il y a de la place pour quelque 300 personnes. À noter que Pierre Brossolette ne va pas forcément être heureux de retrouver Jean Moulin.

Bien entendu que nous nous inclinons respectueusement devant ces « grands hommes » et femmes honorés par « la patrie reconnaissante » et que nous admirons les actions qui ont été menées par ces héros pour que la France reste la France, pas celle que nous préparent une femme d’origine marocaine, musulmane, « soumise » au président,  affectée à l’Éducation nationale et une autre née à Cayenne, en Guyane, « indépendante »  dont on ne sait ce qu’elle veut, si ce n’est contribuer à continuer à provoquer le chaos, et dont il ne faut pas oublier le passé d’indépendantiste guyanaise, qui a combattu la France durant ses jeunes années. Ne jamais rien oublier de la petite histoire !

Le président de la République a donné un discours très politique à ses 850 invités. On s’y attendait. Sur la journée exceptionnelle de l’entrée dans ce tombeau laïque des "grands hommes", il faut pouvoir continuer à entretenir le souvenir du Roi Louis XV et le témoignage de son passé religieux. L'administrateur du Panthéon, Pascal Monnet, souligne la forme du bâtiment (nef et abside, donc en forme de croix) ou encore "le Christ en majesté dans l'abside du début du XXe siècle. Même si le bâtiment n'est plus consacré, et qu’il n’est plus une église, il garde une origine chrétienne.

Ne parvenant à instaurer une vraie politique de redressement économique pour son pays, et voulant laisser des traces indélébiles de son premier mandat (François Hollande est déjà dans le second), en plus des réformes mises en place par Mmes Taubira, Vallaud-Belkasem, Touraine et M. Macron, le président de la République n’en finit plus de commémorer la fin de la seconde guerre mondiale et de s’approprier notre passé. Il faut que le peuple de France comprenne combien « il » les aime pour leur donner tant de beaux souvenirs. Cela fait plus de 6 mois qu’il fait préparer cette journée. Ah qu’elle est belle notre histoire de France et combien de héros resteront dans les limbes, n’ayant pas été choisis par l’actuel président de la République.

Comme l'explique l'historien Christophe Prochasson, sous les IIIe et IVe Républiques, les panthéonisations étaient approuvées par les députés. L'instauration de la Ve République marque le retour au bon plaisir impérial puisque  le chef de l'État républicain choisit seulIl avait pourtant été organisé en 2013 une consultation sur Internet en vue de la panthéonisation 2015, mais c'est François Hollande qui a tranché, sans tenir compte du retour des musées nationaux.

Nous imaginons que vous avez trouvé de brillants comptes-rendus de cette journée. Nous n’avons choisi d’en parler que pour rappeler combien le Panthéon est rattaché à Louis XV et qu’il ne faudrait tout de même pas l’oublier. Les richesses de notre France sont toujours celles de l’héritage laissé par nos rois. Les manuels scolaires vont certainement continuer à les passer à la trappe, si nous n’y prenons garde ! Aux armes citoyens et citoyennes, la France de Clovis est en danger par le risque de l’oubli…

Solange Strimon

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