Il y a de l’électricité dans l’air !

Deux énormes scandales touchent deux sociétés très majoritairement détenues par l’Etat :

  • Aréva, détenue à 83% par l’Etat au travers du CEA) ;
  • EDF, contrôlé par l’État à hauteur de 84,5 %.

Pour Aréva, vous en avez certainement entendu parler ces derniers jours.

Aréva, perle de la technologie française, dirigée pendant 10 ans par la très mitterrandienne Anne Lauvergeon, normalienne de formation, et dont on peut douter (a posteriori, malheureusement) qu’elle eut jamais les compétences pour diriger un groupe mondial…

Aréva, dont la trésorerie a fondue et dont la dette nette atteignait 4,7 milliards d’euros à l’issue du premier semestre soit plus que ses capitaux propres (4 milliards)…

Aréva, dont le titre coté en bourse de Paris a perdu jusqu’à plus de 20% lors de la séance du mercredi 19 novembre après l’annonce de l’abandon de ses objectifs 2014 et la suspension de ses perspectives financières pour les deux années suivantes…

Aréva que l’agence de notation Standard & Poors va bientôt déclasser en catégorie  «junk bonds», c'est-à-dire « pourrie »…

Aréva qui va être sans aucun doute recapitalisé avec vos impôts…

Tout ça pourquoi ?

Parce que le groupe s’aperçoit qu’il maitrise mal la technologie des réacteurs de nouvelle génération EPR, technologie que beaucoup considère comme déjà dépassée…

Parce que la livraison de la centrale en Finlande est repoussée d’années en années, sans parler le Flamanville…

Parce que le groupe a acquis pour 2 milliards une mine d’uranium au Niger dont le gisement s’est avéré inexistant et de plus localisé dans une région inaccessible… mine aujourd’hui valorisée 0 € dans les comptes !

Parce que les dirigeants se sont avérés d’une irresponsabilité complète, plus préoccupés par des luttes politiques incessantes…

Parce que le groupe à une dépendance malsaine vis-à-vis d’EDF également contrôlé par l’État donc…

Finissons-en avec ces anaphores mis à la mode par vous savez qui…

… et passons au tour d’EDF à présent :

Curieusement, les medias n’en n’ont pas pipé mot.

Dans une indifférence quasi générale, le dossier du juge d'instruction Jean-Marie d'Huy (celui de l'affaire Clearstream, une pointure, donc !), a permis de détailler les malversations et les détournements de fonds de la CCAS, la Caisse centrale d'activités sociales, qui fait office de comité d'entreprise à EDF.

Cette CCAS dont les recettes - près de 500 millions d'euros par an - sont curieusement calculées sur la base de 1 % du chiffre d'affaires de l'entreprise et non pas de 1 % de sa masse salariale comme c’est censé être la règle…

Cette CCAS, qui est gérée exclusivement par la CGT, dont le but principal est d’être la caisse noire du Parti communiste et de son syndicat frère depuis 1946…

10 ans d’instruction pour mettre à jour cet incroyable pillage par des militants communistes dévoués corps et âme à leur parti et pour lesquels tout ce qui est pris à « l'ennemi de classe » est bon à prendre…

Et enfin le procès, qui s’est ouvert en juin dernier devant le tribunal correctionnel de Paris et qui après trois semaines d'audience et autant de semaines de silences gênés dans les grands médias audiovisuels et les principaux quotidiens (rappelons que les quotidiens parisiens sont dépendants de la CGT pour être imprimés par le Syndicat du livre CGT ), a débouché sur 12 condamnations pour des faits clairement identifiés et prouvés de détournements et de malversations sur une longue période, de 1994 à 2002… le tout dans un silence tonitruant (après les anaphores, les oxymores !)

CCAS cousue d'or, qui détient, comme Le Point l'a révélé, près d'un milliard d'euros d'actifs, dont les résultats de l’exercice 2010 parlent d’eux-mêmes : 80 millions d'euros de pertes, 550 millions d'euros de dépenses pour 470 millions de recettes !

Et que dit EDF de tout ça ? Rien ! Les élections de représentants des salariés à la CCAS se sont tenus hier (26 novembre) et il y a fort à parier que la CGT y restera majoritaire avec l'aide du conseil d'administration, lui-même contrôlé par l'État, puisque cette entreprise a la particularité, depuis son origine, d'être mise en coupe réglée par son syndicat communiste majoritaire avec le consentement tacite de sa direction.

Rappelons tout de même que, pour le citoyen/consommateur, les tarifs d'EDF ont été augmentés deux fois de 5 % en 2013 et en 2014 en raison de la dérive des dépenses.

Eteignez les lumières, malheureux, vous financez les bolchevicks !!

Arnaud de Lamberticourt

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