Nom de promotion : Amateur !

A mi-mandat, Hollande et ses gouvernements successifs ont, à de trop multiples occasions, donné l’occasion de nous décevoir. Le prince de Bourbon-Parme l’a justement remarqué dans son éditorial du 27 octobre : « ils ne contrôlent plus rien » ! Récapitulons : cela va des couacs gouvernementaux aux erreurs de protocole en passant par la gestion pitoyable de l’affaire Trierweiler-Gayet.

Parmi les couacs gouvernementaux, il y eut les brouilles entre ministres et premiers ministres, mais aussi plus récemment une incohérence des plus perturbantes au sein du "couple" exécutif. Le 22 octobre, Hollande décore Valls de la grand croix de l'Ordre National du Mérite... pour être resté plus de 6 mois au poste de chef de gouvernement. Plus tradition politicienne (depuis Giscard) que copinage, mais pour un président du changement, c'est amusant ou désolant. Et là, une semaine après, Hollande critique son Premier Ministre pour sa préférence aux provocations plus qu'aux réformes. En matière d'incohérence, Hollande peut être sacré champion. Pire, le peuple français vit les gouvernements sociaux-démocrates faire preuves d’amateurisme en matière de contrôle des patrimoines des ministres. Cahuzac atteint d’amnésie patrimoniale, puis Thévenoud de phobie administrative. Le plus ahurissant est que chacun des deux avait été donneur de leçons avant d’être pris la main dans le sac. Incohérence toujours, de laquelle on devine un certain amateurisme.

Valls décrivait Hollande comme un « adolescent attardé » au sujet de l’affaire Gayet. Terrible affaire transformée en psychodrame toujours en cours, d’ailleurs, puisque le livre de Trierweiler est toujours présent dans les librairies. Ce livre dépeint un président froid, méprisant, loin de celui que les Français pensaient plus chaleureux que Sarkozy. La gestion de cette affaire prouve bien l’amateurisme et, surtout, l’insensibilité de Hollande face aux femmes et à l’amour.

Enfin, Hollande affiche également à ce vilain tableau des erreurs de protocole. Il y en a des légères, sans gravité, mais non moins effarantes, comme lors  de la première visite d’Hollande à Merkel en 2012. Celui-ci cherche ridiculement sa place. Il y eut aussi ces lapsus de pays comme la Macédonie, ou la Chine à la place du Japon. Sur le plan diplomatique, le compteur tourne : petite blague sur un candidat potentiel au Vatican, proposition de toast au Roi (musulman) du Maroc en l’honneur de l’amitié franco-marocaine... La plus récente, toute fraîche, est l’oubli, dans son discours, du héros canadien qui tua le djihadiste d’Ottawa.

De l’indulgence ? Aucune pour la gauche qui n’était, certes, pas au pouvoir pendant 10 ans, mais qui pouvait tirer des leçons des erreurs de la droite pour ne pas les reproduire ! Echec et mat au président ! Bientôt !

Charles de Pisany

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