Vive la Crimée Russe ?

A l'heure où les journalistes français prennent les paris sur le temps de survie de la coalition PS-EELV ou s'affolent de la cérémonie des Césars, Vladimir Poutine, lui, passe à l'action.

Selon des sources variées (Al-Jazeera, twitter, journalistes indépendants ou reporter sur place), la fédération de Russie serait en train de prendre le contrôle de la Crimée, où elle disposait d'une base navale à Sébastopol. Le bail a d'ailleurs été prolongé au-delà de 2040 en échange d'une ristourne sur les prix du gaz. Malheureusement nos médias nationaux ont eu les ordres et ne disent mot. Voici quelles étaient les rumeurs. Les informations suivantes sont à prendre avec des pincettes, elles ne reflètent que les rares informations qui parviennent jusqu'à nous.

Selon le ministre ukrainien de la défense, l'offensive de la Russie se serait déroulée le 1er mars de 1h à 4h du matin heure de Paris. Des avions de guerre russes et ukrainiens croiseraient au dessus d'un espace aérien aux allégeances confuses. Des miliciens armés jusqu'aux dents auraient pris le contrôle des routes, tandis que 2000 parachutistes russes auraient été acheminés. Des forces spéciales russes auraient investi les bâtiments stratégiques de Sébastopol, le drapeau russe flottant sur le parlement de Crimée.

La scène rappelle un autre planté de drapeau, il y a presque 60 ans, sur le Reichstag de Berlin...

La Crimée n'a été incorporée à la république soviétique ukrainienne qu'en 1954. Elle a longtemps été sous influence russe et il faut rappeler que la jeune nation ukrainienne est coupée en deux, entre la partie ukrainophone et europhile, et la partie russophone et kremlinophile. Ainsi un rattachement de la partie sud-est de l'Ukraine à la Russie est envisageable, en commençant par la fière Crimée.

Les cosaques renaissent, et Poutine signifie à l'occident que cette zone reste le pré carré de son fier pays. Les occidentaux verront-ils un intérêt à riposter ? Les insurgés de Maïdan, pour la plupart des anonymes excédés par la corruption, étaient menés par des groupes extrémistes. C'est peut-être là une excellente porte de sortie pour la communauté internationale pour éviter de se risquer à répondre à l'ours Moscovite, qui n'a pas encore renoncé aux affaires.

Julien Ferréol

Addendum: Le 1er mars à 16h23, l'armée Russe est autorisée par le parlement à intervenir en Ukraine

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