La « guerre » (!) occupe tous les esprits

Mais que font les services du renseignement de la toute puissante Amérique ? Il paraît qu'ils sont partout, qu'il faut trembler, suite aux révélations d'un certain Snowdon, exilé en Russie, qui aurait révélé que nous sommes espionnés jour et nuit, mais seulement pour nous protéger.

Et voilà qu'on apprend  - de plusieurs sources (la première vendredi, difficile à prendre en considération, les autres, qui commencent à tomber en cascades et forcément crédibles, car les détails qui s'ajoutent les uns aux autres ne peuvent être inventés) – que Bachar al Assad serait plus blanc que blanc dans cette affaire du 21 août sur laquelle se basent MM. Obama et Hollande, en particulier et en général pour condamner le dirigeant syrien.

Quels buts poursuivent les deux hommes ? Le premier veut certainement vendre des armes, le second faire croire qu'il est plus grand que son protecteur et que la France a les moyens de mener cette intervention (on crève avec les impôts et les taxes en tous genres, mais on a l'argent pour partir en guerre contre la Syrie!). Où allons-nous dans cette série noire  aux rebondissements inattendus ? La fuite de cette affirmation nous viendrait du quotidien allemand Bild am Sonntag, qui aurait reçu des confidences provenant du navire des renseignements allemand Oker, qui navigue quelque part sur les côtes syriennes.

Bachar al Assad ne serait donc pas coupable des 1 500 morts du 21 août. Il aurait toujours refusé de donner la permission de l'usage des armes chimiques à Damas. Le bureau des services de renseignements fédéraux allemands (BND) nous éclaire vivement par ces révélations. Celles-ci seront-elles entendues par les deux hommes avancés dans cette voie de guerre, pour laquelle nous ne disposerons peut-être jamais des vraies raisons de cette attitude ? Heureusement que les maîtres du monde (le « grand » et le « toutpetit » qui s'embourbe chaque jour un peu plus dans cette erreur mortelle) doivent pourtant attendre le vote du Congrès pour prendre toute décision.

Le pape François dispose certainement d'informations par ses différents réseaux, lesquels sont quelque part (quasi) infaillibles, étant donné leurs sources. Le système de renseignement du Vatican ne date pas d'hier, mais du temps de l'époque du Christ. Le pape vient de nouveau ce dimanche sur la place St Pierre de lancer un vibrant appel « à travailler pour la paix et la réconciliation ». Pour notre très cher Pape, il est encore possible de changer de direction car « la guerre est un échec de l'humanité ».

A l'heure où nous postons cet article et selon un média américain, si les États-Unis décident de frapper, cela durerait plus longtemps que prévu initialement (72 heures) et avec plus d'objectifs. Il serait question « d'un barrage massif de tirs de missiles, d'attaques sur les cibles manquées après la première salve, avec en plus de cinq destroyers armés de missiles de croisière positionnés en Méditerranée, plusieurs bombardiers de l'armée de l'air américaine, capables de tirer des missiles air-sol, tout en restant hors de portée de la défense antiaérienne syrienne ». Le tout fait froid dans le dos et donne à penser que pour les Américains, ce ne serait pas un simple coup de semonce, un simple rappel à l'interdiction absolue d'utiliser des armes chimiques. Si plusieurs questions se posent, certaines reviennent lancinantes : qui procure aux Syriens les produits pour faire des armes chimiques, qui mettre au pouvoir après la chute du dictateur (si celle-ci intervenait, rien de sûr), quels risques avec la Russie (qui ne va certainement pas abandonner son ami syrien pour diverses raisons), que feront la Turquie, Israël, le Liban en cas d'éclatement, et pourquoi ne pas revenir à des négociations tant qu'il en est encore temps ?

La situation sur ce dossier varie d'heure en heure. Pour preuve, ce lundi soir, dernier coup de théâtre : Moscou appelle Damas à la mise sous contrôle international de l'arsenal chimique et à sa destruction, ce qu'accepterait – assure-t-on -  Bachar al Assad. Cette annonce surprise, alors qu'Obama tente de conquérir les voix des américains, est-elle un coup de bluff, un coup de poker de Poutine pour gagner du temps ? Suite très prochainement...

Solange Strimon

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