Les dessous de la guerre en Syrie

Deux grandes actualités sanglantes à la une de nos journaux. La réforme des retraites, et la Syrie.

Cette dernière est sous les projecteurs d’une presse aux ordres, qui n’hésite pas à charger Bachar Al-Assad de tout le malheur du pays. Pourtant les exactions monstrueuses des « rebelles » sont financées et soutenues par l’argent des occidentaux. Pour les âmes solides, une simple recherche et quelques visionnages vidéo devraient suffire à faire passer l’envie d’être un mouton.

Pourquoi alors engager ce qui nous reste d’armée dans un conflit sans queue ni tête, sans projet, sans aucune garantie de réserve de la Russie et de la Chine, sans le sacro-saint accord de l’ONU ?

Par ailleurs, ce dernier fait défaut mais ne nous y trompons pas : le gouvernement prostitue la France à l’ONU ou l’OTAN, c’est au choix. Pas d’indépendance. Pas l’indépendance de Chirac lors de son courageux refus d’engagement en Irak.

Il avait compris, Jacques Chirac, que les « armes de destruction massives » étaient des prétextes plus ou moins fumeux destinés à faire passer la pilule de l’interventionnisme états-unien.

Depuis la fin des guerres de décolonisation, les interventions du gendarme du monde ont pour objet de renverser les grands régimes gênants. Saddam Hussein, Kadhafi, Moubarak, Ben Ali, ces chefs d’états gouvernaient des états stables où, de toute manière, la démocratie émasculée à l’occidentale ne tiendrait pas une semaine. La Libye, n’en déplaise à Bernard-Henri Lévy, était l’un des pays les plus développés d’Afrique.

Il s’agit de remplacer des régimes offrant la sécurité aux communautés chrétiennes par des bastions de l’islamisme radical.

Il s’agit d’accélérer le choc des civilisations, d’écraser encore la vieille Europe, de précipiter un chaos duquel les apprentis sorciers qui tirent les ficelles des prétendus « spontanés » « printemps arabes » pourront remodeler le monde à leur image.

Les forces armées des « Alliés » (sans commentaires…) rivalisent d’intimidations. Ce qui reste d’armée française, après l’Afghanistan et le Mali est prêt à aller bombarder ce qui reste de Syrie. Les antimilitaristes habituels de notre gauche nationale se découvrent des dessous belliqueux : qu’ils imitent donc Jean-Marie Le Pen, qui en 1957 a quitté son confortable siège rouge de député pour se battre en Algérie (bien que l’opposition à l’abandon n’ait rien à voir avec les menées contemporaines en Syrie). Que les jeunes partisans de François Hollande aillent eux-mêmes se charger de leur propre affaire. Plutôt que d’envoyer les courageux militaires qu’ils méprisent au passage. Mais peut-être que le service du grand maître mondialiste n’exige pas encore de sueur et de sang de ses partisans, du moins à Paris. Et puis qui verrait un jeune écolo ou un étudiant socialiste prendre une arme pour se défendre, comme leurs aïeux ? Leurs tours de bras ne leur permettent pas, et ne parlons pas de courage.

Cette guerre ne consiste pas à « faire passer l’envie» à Bachar Al-Assad d’utiliser des armes chimiques. Il s’agit de faire sauter le régime baasiste, un des derniers pions de résistance au jeu mondialiste et qui résiste outrageusement depuis des années.

Un coup de feu à Sarajevo, un bombardement massif dans le Pacifique, un quadruple attentat sur la côte Est, ou une accusation d’utilisation d’armes chimiques : l’histoire se répète. Une étincelle allume un feu sur un monceau de bois sec et d’essence.

Julien Ferréol


Plus de 65.000 mercenaires combattent en Syrie

 

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