1+1=3

Aux Etats-Unis,  les lois des mathématiques ne sont pas les mêmes. Ce matin, ils annoncent un soutien militaire aux rebelles syriens. Soit ! Le monde prend acte que le mensonge est certainement le boulevard rouge[1] qu’empruntent les gouvernements américains, et ce, depuis de nombreuses d’années, si on s’intéresse à l’histoire du pays.

Andrew Jackson, le septième président des Etats-Unis, déclarait vouloir « égaler Rome »[2].  On se rappelle comment  l’Empire s’est effondré. L’histoire se répète et, si on en croit les écrits de l’homme politique américain Albert Pike, au XIXe, les Etats-Unis ont planifié à dessein les conflits de notre histoire récente et de notre présent.

Sur le conflit syrien, Obama précise que les armes chimiques d’El-Assad « changent l’équation ». L’équation est typiquement de second degré, avec plusieurs inconnues.

Ils voulurent d’abord la résoudre au moyen de la méthode par substitution, les mercenaires faisant le travail à la place des sunnites wahhabites, des sionistes et des atlantistes. Inefficace, l’équation s’est transformée en division. Nom de Zeus ! Ils employèrent alors la méthode par combinaison, ou élimination, associant leurs efforts pour financer et armer – toujours secrètement, chut ! -  les rebelles, galvanisés par les espèces sonnantes et trébuchantes, allant même jusqu’à tenter d’intervenir eux-mêmes en montant un coup de Benghazi[3]. Ils éliminèrent et changèrent leur allié Qatar : on vient d’apprendre en effet que l’émir abdique au profit de son fils. Certains évoquent des pressions américaines. Les médias jansénistes, quant à eux, caricaturent l’élection présidentielle iranienne, pas plus risible et manipulée que la nôtre.

Ils accélèrent mais pourquoi ? Pour avoir un levier plus robuste sur lequel s’appuyer avant Genève II ? Si tant est que la conférence ne soit pas repoussée une seconde fois…

Il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas d’une guerre civile, du fait de l’implication des autres pays. Il ne s’agit pas non plus d’une guerre de religion, sunnites contre chiites, qui n’est qu’un prétexte derrière lequel se cache l’appétit de pouvoir et d’argent. Il s’agit d’une guerre idéologique et mondialisée. Comme le fut la deuxième[4] guerre mondiale. Au moins nous le savons. C’est une guerre qui tait son nom, dans la mesure où elle n’a pas contaminé les autres pays, mais elle est bien là. Que Dieu ait pitié de nous.

Jacques Jouan

[1] En référence à la ligne rouge franchie par le gouvernement syrien.

[2] Conférence de François Asselineau sur la gouvernance en France et en Europe, disponible ici

[3]  Après le « coup de Trafalgar », celui de Benghazi consiste à nous faire croire qu’un danger imminent attend les populations civiles qui sont sur le point de se faire attaquer par leur armée, et qu’il faut intervenir.

[4] Il n’est plus question de parler de seconde guerre, signe qu’il s’agit de la dernière, quand une troisième est en train d’être déclenchée.

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