Le bonheur pour bien vivre 2017

Il semblerait qu’il soit de plus en plus difficile d’afficher le bonheur par son comportement, sa tenue vestimentaire ou seulement par son sourire. Si l’on tient compte effectivement de l’ambiance morose internationale, il n’y a pas lieu de s’en réjouir. Mais si l’on compare sa situation personnelle à celle des migrants, des immigrés, des SDF, des sans-familles, des chômeurs, des malades, des « assis entre deux chaises », des détraqués, n’avons-nous toutes les raisons de nous réjouir de vivre en France et de profiter de la vie à un niveau plus que raisonnable ? Pas celui des élus évidemment qui ne connaissent même pas le prix d’une baguette de pain, et encore moins le coût d’un loyer. Ils passent à côté des problèmes matériels et n’ont d’autre souci que de se faire réélire pour continuer à bénéficier de tous les privilèges que leur offre leur situation politique. Sont-ils heureux pour autant ? Ont-ils conscience de tout ce qui leur est offert, presque apporté sur un plateau d’argent, juste pour quelques idées avancées, des prestations orales appréciées, un programme politique alléchant ?

Nous avons un toit sur la tête, nous disposons du chauffage, de l’eau chaude, de toutes les commodités que le confort propose et des média (même si ceux-ci ne racontent qu’une infinitésimale partie de l’actualité, dictée par les puissants, enfin, ceux qui nous dirigent) sans oublier tout le système médical mis à notre disposition et dont certains abusent, mais cela permet de faire tourner la machine. Les moins nantis ont des aides, les associations des subventions (de moins en moins certes, mais tout de même !) et plus personne en 2016 ne meure de faim ou de froid, à quelques exceptions près. Presque plus personne n’est indifférent à la misère de la rue et sait appeler le SAMU social en cas d’urgence. 

Sans parler de bonheur, plus personne n’est plongé dans le malheur et les larmes, sans qu’une âme charitable ne s’en préoccupe, famille, amis ou autres. La vie serait donc facile à vivre si le bonheur se résumait à un état matériel. Hélas ce n’est pas le cas. La perception du bonheur est d’abord différente selon chaque personne et sa catégorie sociale, sans parler de son rapport très personnel avec Dieu, de son éducation, de son environnement et de toutes les épreuves qui ont été subies, « normalement » lorsqu’il s’agit de la perte d’êtres chers, remontés au ciel pour des raisons naturelles ou de maladie. Il nous faut toujours accepter le départ des grands-parents, des parents et pire d’un frère ou d’une sœur ou d’un cousin ou d’un ami. La séparation, à tout âge, est un drame, plus ou moins bien vécu selon l’amour qu’on lui portait, et surtout si la préparation à celle-ci n’a pu se réaliser dans des conditions normales. 

On naît pour mourir, une lapalissade, mais aussi une certitude à laquelle nous sommes plus ou moins consciemment confrontés. Les dates anniversaires rappellent combien il est difficile de vivre « sans » telle ou telle personne tant aimée, qui nous a tant apporté et dont l’absence jamais ne sera comblée. Bien sûr, il (ou elle) réside au ciel, veille sur nous, vit dans notre cœur et nos pensées, mais elle n’est plus là ! En cette fin d’année, comment ne pas se poser la question : «  sont-ils heureux là-haut ? ». L’es-tu toi, mon frère jumeau et toi mon fils ?

Si nous avons eu la chance d’avoir reçu une éducation catholique, nous savons qu’il faut « laisser les morts ensevelir leurs morts » (Matthieu 8 21 22) et nous avons la possibilité de prier et de nous sentir en contact avec le cher disparu. Mais ne plus le voir, le toucher, l’entendre nous répondre à nos questions, reste et restera toujours une épreuve qu’il faut apprendre à alléger, à supporter. Rien de facile. Vraiment pas évident, d’ailleurs parfois impossible, et que l’on porte jusqu’à la fin de sa vie.

Le départ d’un être cher ne doit pourtant pas nous empêcher d’accéder au bonheur. Peut-être ne faut-il retenir de la définition du bonheur selon les hindous que celle-ci "Le vrai bonheur consiste à rendre les autres heureux".

Faire sourire une dame isolée, assise à une terrasse de café, s’intéresser à elle, suffisent pour apporter un peu de bonheur dans son cœur et il est tant d’exemples de « bonheur » à distribuer comme des chocolats dont il ne faut surtout pas s’en priver.

Ainsi soyez autant que possible une personne aimable, gentille, généreuse et aimante. En partageant le moindre bonheur que vous vivez avec les autres, vous multiplierez le bonheur qui se manifestera dans votre vie. Tentez l’expérience, vous découvrirez combien c’est vrai. Et combien il suffit de peu pour être heureux, de ce bonheur si simple à atteindre et qui ne coûte rien. Soyez heureux en envoyant au ciel vos messages d’amour, vos sourires qui détendent sur terre, soyez heureux simplement en pensant à tous les petits bonheurs qui vous ont été donnés et à ceux que vous avez offerts. Joyeuses fêtes de fin d’année, préparez l’année nouvelle, le bonheur n’a rien de matériel, il se vit, se donne, se transmet… parfois de génération en génération. Puisse Dieu vous permettre d’être heureux, quelle que soit votre situation.

La vie est déjà un si merveilleux cadeau qu’il faut vivre avec BONHEUR et préparer 2017 en l’imaginant sans faute ! Je vous souhaite une merveilleuse entrée dans l’année 2017 avec pour bagages l’amour, la connaissance, le pardon et la générosité… sans excès, pour ne pas vous mettre en danger.

Solange Heisdorf-Strimon

 

Commentaires  

#2 PELLIER Dominique 30-01-2017 10:21
Si on se mettait tous à partager le bonheur que l'on a !
Mais attention, il ne faut nous priver de rien de ce que l'on peut avoir, sous prétexte de solidarité envers ceux qui n'ont rien! La formule est idiote. IL faut profiter de ce que l'on a, partager si possible
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#1 Roussel 29-01-2017 15:08
Merci beaucoup, chère Solange pour ces voeux!
Soyez heureuse!
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