François d’Assise et de Marseille

Marseille marche « dans les pas de saint François d’Assise » avec une exposition sans précédent dans les 400 m du déambulatoire de la cathédrale de la Major située dans le « cœur culturel de la capitale phocéenne ». L’exposition scénographiée met en scène une partie de la collection privée de l’industriel marseillais Joseph Arakel, bien connu des milieux de Marseille pour ses engagements.

L’extraordinaire exposition consacrée à ce saint continue d’attirer à la Cathédrale de la Major à Marseille amateurs d’art et inconditionnels de saint François d’Assise. Un livre d’’une grande qualité vient de sortir. La préface de Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire du diocèse de Marseille, en donne toutes les clefs pour appréhender l’exposition (jusqu’au 31 décembre) et s’attarder avec bonheur sur ce livre édité aux Chemins de Dialogue. L’exposition et le livre ont pu être réalisés grâce à différents partenaires, notamment Joseph Arakel, une belle figure de la ville de Marseille. "Saint François d'Assise - L'homme intemporel" met en scène une partie de la collection privée de l'industriel marseillais Joseph Arakel. Il s’agit d’une occasion de présenter François d’Assise dans les étapes les plus marquantes de sa vie, et de mettre en avant les grandes valeurs sociétales qu’il a su véhiculer.

Les grandes thématiques qui en ressortent : le lien social, l’écologie, la pauvreté, l’interreligieux,  sont en 2016 au centre de l’intérêt collectif. C’est d’ailleurs dans cet objectif, que l’exposition et les conférences qui l’enrichissent mettent en avant cet homme qui au XIIIe siècle a su se positionner en visionnaire des problématiques du XXI siècle. On reconnaît les grandes valeurs citoyennes citées et traduites dans l’histoire de l’art par de nombreux artistes. Un très beau poème de Chantal Arakel, qui a reçu de nombreux prix poétiques, clôt ce livre.

Ne vous privez pas d’admirer cette exposition en venant à Marseille, plus belle que jamais,  ou si vous ne le pouvez, n’hésitez pas à acquérir ce livre.

Solange Strimon

Commentaires  

#3 Gwenn Balafenn 11-09-2016 10:59
Le mot citoyen, pour moi, n'est certainement pas un terme élevé, ce mot pue le mauvais vin et la haine des septembriseurs et des assassins de la princesse de Lamballe, les citoyens sont les geôliers du malheureux Louis XVII et les pourvoyeurs de la guillotine. De nos jours, le "citoyen" a la face gnafresque (1) de Mélanchon. Alors adjoindre ce qualificatif à St François d'Assise me semble plus que déplacé, je préfère nettement le qualificatif Chrétien.

(1) néologisme que je viens de créer à partir de Gnafron, le personnage du théâtre de Guignol.
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#2 Benoît Legendre 09-09-2016 21:14
Sans doute le terme de "grandes valeurs citoyennes" est difficile à concevoir pour le 13e siècle... Madame Strimon a voulu parler du povorello d'Assise en des termes élevés, qui nous parlent aujourd'hui !
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#1 Gwenn Balafenn 08-09-2016 13:30
Je constate à la lecture de ce texte, que : " Saint François d'Assise est l'homme qui au XIIIe siècle su se positionner en visionnaire des problématiques du XXIe siècle", ça c'est plutôt bien tourné !
Par contre, je bondis quand je lis la phrase suivante : "On reconnaît les grandes valeurs citoyennes etc...." , St François d'Assise porteur de "valeurs citoyennes", vraiment, il y a des coups de pied qui se perdent. Ecrire que François voyait Dieu dans le monde qui l'environnait n'était sans doute pas assez citoyen.
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