Spéculations cardinalices

La situation est, il est vrai, inédite. Le pape démissionne et, au XVe siècle, nos chers journaux télévisés n'existaient pas.

Aussi faut-il accomplir ce qui relève pour les journalistes d'un acte de grande souplesse :  parler de l'événement, en meublant chaque minute ou chaque page avec de la matière.

Matière qui manque cruellement ! À part le discours du pape, le fait que seul son frère Mgr Georg Ratzinger le savait, et les prises de positions de chacun, que dire ?

C'est l'occasion de profiter de la loi du 12 mai 2010*: Ouvrir les paris !

Chacun y va de son pronostic. Au risque du ridicule : de nombreuses voies, dites « progressistes », s'élèvent pour l'élection d'un pape noir alors que les cardinaux africains sont très loin  d'être de grands réformateurs...

Comme si calquer un conclave avec une élection présidentielle était possible. On n’est pas dans le même registre, ce n'est pas du même ordre. On a pu le constater dans les pages du quotidien Métro*2 toute la rancœur médiatique, qui 'est très simple à comprendre. Ce sont les médias qui choisissent-en partie le vainqueur des élections républicaines; mais là, celui qui choisira sera Dieu.

Julien Ferréol

 

*http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022204510

*2 : qui associe en caractère gras la rentrée au séminaire et aux jeunesses hitlériennes de Joseph Ratzinger, avec en Une « à la recherche de la nouvelle Pope Star ».

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