Du mensonge climatique

Le barnum ultramédiatisé sur le «  changement climatique »  auquel Paris sert actuellement de cadre n’est pas seulement ridicule (en pleines élections régionales qui font que nos politiciens ne pensent qu’à ça), coûteux et, surtout, indécent si peu de temps après les récents attentats djihadistes, dont on sait qu’ils ne sont pas les derniers. Il est aussi mensonger.

   Voilà en effet plusieurs années qu’un ramassis d’experts douteux, liés à la fois aux intérêts pétroliers – mais oui ! on va y revenir -, à la finance internationale et aux multiples lubies / lobbies écologistes, a tourné le dos aux problématiques des pluies acides et du trou dans la couche d’ozone – tiens donc, que sont-ils donc devenus ? – pour ne plus parler que de réchauffement de la planète, provoqué par «  l’effet de serre », résultant lui même des rejets de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

   Prenons donc les choses dans l’ordre et dans le bon sens.

   Rappelons, en premier lieu, que la Terre est un organisme vivant, qui respire et qui bouge, depuis des centaines de millions d’années. Ainsi a-t-on observé depuis la formation de la planète une succession très complexe de cycles de réchauffement et de refroidissement, les uns de très courte durée – vingt à quarante ans -, les autres de moyenne durée – de cinquante à deux cents ans – d’autres encore de longue durée – trois à quatre siècles – puis de très longue durée – de l’ordre du millénaire – et ainsi de suite jusqu’à des cycles millionnaires. Il en résulte, par exemple que, il y a environ cinq cents ans, la Terre était sensiblement plus chaude qu’aujourd’hui et que par exemple, le glacier de Chamonix, dont on nous rebat les oreilles du dramatique recul, était bien plus rétracté que maintenant. Autre illustration, ignorée par les ineffables experts du GIEC, justement dénoncés dans les présentes colonnes par Christian Gerondeau, cela fait maintenant dix-sept ans que l’atmosphère terrestre ne se réchauffe plus.

    En second lieu, le réchauffement, pour peu qu’il soit avéré, ne présente pas que des inconvénients. La Terre souffre aujourd’hui beaucoup plus de la froidure que de la chaleur. Alors que plus des deux tiers des terres émergées se situent dans l’hémisphère nord, le pergélisol – terme scientifique désignant les terres gelées en permanence et donc impropres à toute vie et exploitation humaines normales – en représente plus d’un cinquième, soit un peu plus de 50 millions de km2, presque cent fois la France. Ainsi le Groenland (gelé à 95% alors que son nom vient de Green Land,  en raison de ses immenses prairies lors de sa découverte au Xe siècle) l’Alaska (à 80%) le Canada et la Russie (à 50% chacun) gagneraient évidemment à ce que leurs territoires se réchauffent : d’une part, les surfaces de terres habitées augmenteraient alors que la population mondiale s’accroît, d’autre part, seraient ainsi réalisées d’importantes économies dans la consommation de combustibles, fossiles ou non. Ainsi, par un de ces équilibres naturels et instantanés dont notre planète a le secret, le réchauffement climatique porte en lui-même une partie de la solution aux problèmes qu’il soulève.

   En troisième lieu, si le réchauffement est effectivement dû à l’effet de serre- ce qui n’est pas encore parfaitement démontré- et si celui-ci est imputable aux émanations de dioxyde de carbone – ce qui ne l’est pas davantage -, il faut préciser que ce gaz ne présente aucun danger pour la santé humaine. On peut même faire difficilement plus écologique puisque c’est lui qui nourrit les plantes en participant au processus de photosynthèse. Aussi bien, la première conséquence d’une augmentation de la part de CO2 dans l’air que nous respirons devrait être une survégétation, ce que les environnementalistes appellent « piège à carbone » : encore une fois, la nature se régule elle-même.

    Alors pourquoi ces cris d’orfraie et ce discours mondial alarmiste apparemment consensuel ? Tout se passe comme si une certaine communauté scientifique avait intellectuellement pris en otage les dirigeants du monde. L’Histoire nous montre de surcroît que les unanimités sont toujours dangereuses et généralement fausses.

    Mais cela ne suffit évidemment pas à expliquer cet entêtement. La réalité pourrait être bien plus sordide : dénoncer le réchauffement climatique permet en effet de voiler la réalité de la pollution de la terre et des océans, principalement imputable aux rejets de substances terriblement nocives comme les pesticides et les gaz produits par les moteurs diésel ou à kérosène, à la déforestation sauvage, qui ne frappe pas que l’Amazonie, à la multiplication des produits de consommation non biodégradables comme les emballages en plastique et les matériaux électroniques à l’obsolescence programmée, qui fait du problème des déchets l’un des plus importants auxquels nous devons remédier. Mais, on l’a compris, se cachent, derrière ces pollutions extravagantes, des intérêts industriels et financiers gigantesques, qui alimentent de leurs généreuses contributions recherches prétendument scientifiques et organismes prétendument écologistes afin de camoufler la réalité des dégâts qu’ils causent à l’environnement, comme ils corrompent aussi nos gouvernants et pratiquent à leur égard le chantage à l’emploi. De même que la mise en place d’une bourse du carbone, c’est-à-dire d’un marché des droits à émettre du CO2, offre de nouvelles et alléchantes perspectives à la spéculation financière.

   Voilà, pour qui veut bien prendre la peine de réfléchir et de s’informer auprès de scientifiques indépendants, qui éclaire d’un jour singulièrement nouveau la grand-messe de Paris mais qui demeure un des tabous les mieux gardés du monde actuel.

Henri de Villehardin

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