Honneur au Chancelier des Rois : Hervé Pinoteau !

Ce 19 juillet 2015, Hervé, baron Pinoteau, Chancelier de nos Rois Henri VI, Alphonse II et Louis XX, fête son quatre-vingt-huitième anniversaire.

Hervé Pinoteau, mondialement reconnu comme l’un des plus grands spécialistes d’héraldique (blasons), de vexillologie (drapeaux) et de la symbolique de l’« Etat » français à travers ses divers régimes et dynasties, est surtout celui, pour nous royalistes, auquel nous devons la renaissance du Légitimisme, quasi-disparu après la mort d’Henri V, comte de Chambord, et l’abandon - fautif mais que l’on peut comprendre face à la coupable inertie de Jean III - par les monarchistes français de la branche légitime des Bourbon-Anjou d’Espagne au profit de la branche illégitime, car cadette, des Orléans.

Très marqué par la déliquescence de l’Etat français sous le régime moribond de la troisième république - qui, non content d’avoir été défait en un mois à peine alors que « nous devions vaincre car nous étions les plus forts ! », trouva des collaborateurs pour aider l’occupant et, la libération venue, se lava de cette infamie par une « purge » tout aussi infamante, orchestrée par quelques « résistants de la vingt-cinquième heure » d’autant plus avides de « nettoyage » qu’ils étaient eux-mêmes compromis... - le baron Pinoteau recherche, après la guerre, quelle pourrait être l’alternative à ce régime épuisé pour assurer la renaissance nationale. Il se dit alors que seul un régime à l’imitation de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus Christ pourrait relever la France ! La monarchie lui apparaît dès lors comme véritablement le meilleur des gouvernements.

Mais, comme l’a parfaitement écrit le baron Pinoteau, « Croire à l’excellence d’une tradition est une chose ; beaucoup plus important, vital même, est de Vouloir son actualisation ! »

Suivant les lois fondamentales du royaume de France qui définissent la dévolution de la Couronne au seul aîné des Capétiens et fondent l’Indisponibilité de cette même Couronne, il en vient à découvrir, par un simple travail généalogique rigoureux, que l’aîné des Capétiens est alors un prince espagnol descendant de Philippe V (petit-fils de Louis XIV et oncle de Louis XV) qui est presque sourd-muet : l’aîné des fils survivants d’Alphonse XIII, l’Infant Jaime Enrique, duc d’Anjou et de Ségovie, Roi de France Henri VI depuis la mort de son père le 28 février 1941. C’est encore peu dire que la tâche s’avérait himalayenne et que le prince rencontrait peu d’enthousiasme…

Mais, guidé par un ami, Michel Josseaume, rédacteur de la feuille légitimiste Le drapeau blanc, il s’attache fidèlement à ces Lois Fondamentales issues de l’expérience politique millénaire de la France et se met au service du Roi Henri VI en 1955 ! Voyez la symbolique de sa vie : sa première rencontre avec Henri VI se fit le 21 janvier 1954 ! Après un assassinat, une renaissance…

A l’époque, l’entourage d’Henri VI était « douteux », pour dire le moins et de sombres lunes tournaient autour d’un astre bien près de son nadir, mais que le feu de l’aînesse d’un nom illustre entre tous irradiant encore, suffisait à maintenir dans son orbite.

L’aurore vint de la création du Secrétariat de Son Altesse Royale Monseigneur le duc de Bourbon, autrement dit du prince Alphonse, en 1962. La naissance de ce nouveau soleil ébranla les lunes sombres et le ciel d’Henri VI se dégagea avec la création de son propre Secrétariat en 1967.

Ce travail prodigieux, pour ainsi dire « d’invention » de la Légitimité, dans le sens d’archéologues « inventant » les vestiges qu’une longue recherche paie de leur découverte, est presque oublié aujourd’hui. Cette œuvre fut celle de deux hommes : le comte Pierre de le Forest-Divonne et Hervé Pinoteau. Je renvoie les lecteurs désireux de se plonger dans l’érudition passionnante du baron Pinoteau, au site à lui dédié (www.hervepinoteau.fr)

Nous, royalistes du XXIème siècle, sommes les héritiers de ces défricheurs d’une terre de légitimité alors envahie des ronces de l’oubli et des prétentions d’une branche cadette qui avait presque réussi à attirer à elle toute la lumière. Ce travail fut harassant, souvent ingrat tant les ronces avaient pris racines, mais il porta ses fruits : ceux d’un jugement de Tribunal de Grande Instance, puis d’un arrêt de Cour d’Appel de la république française en 1988 et 1989 ! Par deux fois, la justice nationale débouta de leurs prétentions des cadets qui osaient contester à leur aîné, à leur Chef de Famille, le roi Alphonse II d’abord, puis Louis XX, le port des pleines armes de France « d’azur à trois fleurs de lys d’or », attachées à l’aîné des Bourbon qui les a régulièrement reçues des Valois !

Si nous sommes en terrain dégagé – je ne dis pas qu’il ne reste pas quelques souches ici ou là… -, bien éclairés par le charisme de notre Roi Louis XX, nous le devons véritablement à notre Chancelier, le baron Pinoteau ! Gardons-nous d’être des héritiers ingrats et surtout de dilapider l’héritage !

C’est encore en conservant et en développant toujours davantage la cause du Principe royal légitime, aujourd’hui incarné par Louis XX, qu’a remis au jour Hervé Pinoteau, que nous le remercierons le mieux de sa vie de service et d’efforts pour la Restauration de la France !

Merci Monsieur le Chancelier, merci baron Pinoteau, nous sommes vos obligés !

Franz de Burgos

NB : Photo de Julien de Vaibeau

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