Des crucifiés de la Syrie au rapt des adolescentes du Nigéria...

… comment ne pas sombrer dans le désespoir de l'incompréhension ? Les images des chrétiens crucifiés sont tellement insoutenables que nous ne les publierons pas, pas plus que celles des jeunes filles violées, torturées et mutilées parce qu'elles affichaient leur religion. Nous n'évoquons ces atrocités que par rapport à une actualité : celle d'une grande conférence à Genève ce 8 mai sur le thème des "Chrétiens en Syrie". Sept hauts responsables des communautés chrétiennes de Syrie vont témoigner de la situation dramatique des communautés chrétiennes de Syrie.

Il sera donc proposé un temps d’unité entre frères chrétiens d’Orient et d’Occident. La majorité des intervenants vivent en Syrie ou en sont originaires. Ils apporteront leur témoignage et peut-être des solutions pour que la Syrie, l’un des principaux berceaux de la civilisation chrétienne, retrouve la paix.

Les différentes communautés chrétiennes de Syrie y seront représentées : syriaque orthodoxe, syriaque catholique, grecque orthodoxe, grecque Melkite catholique, catholique romaine. Nous dégagerons dans un prochain article les avancées proposées pour que cessent ces situations.

En attendant, le pape François a déclaré ce vendredi matin : « J'ai pleuré pour les chrétiens crucifiés, aujourd’hui encore il y a des personnes qui tuent au nom de Dieu ». Il a appris comme tous ceux qui suivent les événements qui se passent là-bas que les chrétiens de Syrie connaissent chaque jour des calvaires. Il a bien été informé de ce qui se passe actuellement, et sans citer les coupables, des extrémistes fanatiques, il a rappelé que : « Aujourd’hui il y a des gens qui persécutent et qui tuent au nom de Dieu et dans certains pays, porter une Croix ou un Évangile suffit pour aller en prison, et des gens sont comme les apôtres, jugés dignes de subir des outrages au nom de Jésus.»

En dehors des chrétiens de Syrie, il est d'autres victimes de par le monde. On suit avec angoisse le sort réservé aux 223 lycéennes de 12 à 18 ans enlevées mi-avril par des membres de la secte de Boko Haram, l'une des pires organisations terroristes au niveau local ou régional. Elles sont destinées à être vendues 10 € pour devenir des esclaves. Une cinquantaine aurait réussi à s'échapper. Ce drame s'est passé dans la localité de l’État du Borno dans le nord-est du Nigeria. 215 000 euros ont été offerts par la police nigériane pour retrouver les adolescentes. Le président Barack Obama a demandé une « mobilisation internationale » contre cette « situation révoltante ».

Des chrétiens crucifiés de Syrie aux adolescentes nigérianes, en grande majorité catholiques, que pouvons-nous faire pour apaiser ces souffrances intolérables ? Prier certes et ne pas sombrer nous aussi dans la haine et la colère...

Solange Strimon

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