Vols d’Eglises en France : on n’assume plus

C’est l’histoire d’un voleur qui sévit dans une contrée. Il vole des enfants pour les soutirer à leurs parents, en prétendant que c’est pour leur bien. Seulement un jour, il n’assume plus et ne nourrit plus les enfants, qui meurent à petit feu.

Pourquoi cette histoire ? Elle est l’image d’une réalité concrète. En France, l’Etat a spolié l’Eglise en 1905. Les infâmes menées anticléricales du XIXème siècle ont été couronnées par la loi de 1905 qui a défoncé les tabernacles et volé l’Eglise catholique dans son patrimoine et dans son honneur.

Puisque la révolution arrive souvent avec des intentions trompeuses, la république s’est engagée à entretenir les édifices. L’Etat devait prendre les cathédrales en charge, les communes les églises. On dira que ce vol était nécessaire puisque l’Eglise avait besoin des deniers de l’Etat pour entretenir les églises : mais n’est-ce pas se moquer du monde que d’invoquer la nécessité des ors de la république pour entretenir les restes d’une Eglise de France que la république a elle-même mis à genoux ?

Aujourd’hui, le pacte séculaire ne tient plus. A Paris, l’opposition demande un audit des églises car leur état est très préoccupant. Il est urgent de s’occuper des cas de Saint-Séverin, de Notre-Dame de Lorette et de bien d’autres…

Pourtant l’inénarrable Alexis Corbière, conseiller de Paris et pourfendeur de la littérature fasciste (comprenez les historiens qui ne lui plaisent pas comme Lorant Deutsch) estime qu’une subvention serait une « atteinte à la laïcité ».

Ce communiste s’inscrit dans la plus pure tradition de ses grands anciens. En attendant la plus grande église de Paris, Saint-Sulpice, crie sa douleur. Si dans dix ans des débris des premières églises détruites de Paris émane une terrifiante poussière blanche, on saura d’où elle vient. 

Julien Ferréol


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Caricature du 4 novembre 2017
« La république des privilégiés »

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