4 juin 2017 : un jour spécial « la Pentecôte » pour nourrir notre esprit

Ce n’est certes pas un hasard si tout-à-coup alors que je ne pensais plus à mes chroniques religieuses d’hier mais que je cherchais sur Internet une réponse à un tout autre sujet que la Pentecôte,  l’Esprit saint ne se posa pas sur ma tête mais se manifesta dans mon cœur pour me rappeler qu’il était toujours bien là et qu’il était temps que je reprenne mes petites chroniques religieuses, de façon irrégulière si je ne peux faire plus, mais qu’il me fallait les reprendre et qu’il m’aiderait.

Oh merci Seigneur de t’être manifesté ce jour très spécial de l’ascension. Si donc vous lectrices et lecteurs, vous êtes encore intéressés par mes écrits, n’hésitez pas à m’encourager, les temps sont durs certes et la disponibilité difficile à trouver, mais je retrouverai ce temps si vous le voulez.

Nous voici donc au milieu de l’année, à la Pentecôte, cinquante jours après Pâques, pour célébrer la venue de L'Esprit saint, promis par Jésus, et qui s’est répandu sur les apôtres. Pour les chrétiens, c'est la découverte incroyable d'une force nouvelle, celle de l'Esprit de Dieu, donnée en surabondance au baptême. L'Esprit fortifie, console, inspire, vivifie, nous conforte dans une foi vivante et joyeuse et surtout nous apporte des éléments de réponse quand nous lui posons des questions. Nous avons tellement de questions à poser, alors que se déroulera la vie, telle qu’elle a été programmée par le créateur et que nous avons acceptée avant de descendre sur terre. L’Esprit saint, c’est le meilleur des guides spirituels, celui qui ne nous trompe jamais et nous conduit avec amour vers la lumière.

Lors de la messe de la Pentecôte, il est rappelé que la présence de l'Esprit dans nos cœurs nous donne un souffle nouveau pour lutter contre le mal, pour persévérer dans le chemin de la prière. L'Esprit, c'est la relation entre le Père et le Fils, entre Dieu et les hommes. C'est le mouvement vers les autres. C'est Dieu lui-même. Souvent, nous nous référons au Père ou à Jésus. Mais l'Esprit ? Nous ne pouvons croire au Père et au Fils sans croire en même temps et dans un même mouvement à l'Esprit : "Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire", dit le Credo.
 
L'Esprit est lui-même Dieu. Il a sa personnalité propre et sa manière à lui d'agir dans le monde et dans l'histoire. Il est souffle de vie. Après la résurrection, il rend Jésus présent. Il suscite les croyants, les instruit et les introduit dans la "vérité tout entière". Il  est leur "défenseur", leur "soutien" dans la persécution.
 
L'Esprit saint ne nous renvoie pas à lui-même: il nous fait aimer Jésus, il nous tourne vers le Père, il nous met en relation les uns avec les autres, car il est source de communion. Avec le Père et le Fils, il crée l'univers et coopère au salut de tous les hommes.

Dans les Actes des Apôtres, Jésus en parle ainsi : "Vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre" (Actes 1, 8).

Plus loin, le récit fait état "d'un grand bruit" venu du ciel, d'un "violent coup de vent" et de langues "qu'on eût dites de feu" et qui se posent sur chacun des apôtres. Dans la Bible, on retrouve ces signes symboliques lors de chaque manifestation du Souffle de Dieu.

L'Esprit saint se répand sur les disciples et les ouvre à l'intelligence de la foi. C'est ainsi qu'ils se mettent à parler dans de multiples langues, ce qu'on appelle la glossolalie. On peut y voir une réponse à l'épisode de la Tour de Babel : les peuples divisés se retrouvent ainsi unis lorsque l'Esprit saint se manifeste.

Au niveau liturgique, la Pentecôte intervient à peu près au milieu de l'année. Celle-ci commence par l'Avent, suivi du Carême puis du temps Pascal. La Pentecôte vient ainsi clore le temps pascal. On entre ensuite dans le temps ordinaire, ce qui ne signifie pas qu'il n'y ait plus de grandes fêtes (Trinité, Saint Sacrement...)

Quels sont les dons de l'Esprit Saint? On parle des "sept dons de l'Esprit" qu'on reçoit lors de la confirmation : don de sagesse, d'intelligence, de conseil, de force, de connaissance, de piété et de crainte de Dieu.  La sagesse : pour discerner ce que Dieu attend de nous et avoir le désir de la sagesse de Dieu qui est amour infini ; l'intelligence : pour nous aider à approfondir et à comprendre la Parole de Dieu, bien sûr par notre intelligence, mais davantage par le cœur ; le conseil : c'est se mettre à l'écoute de Dieu pour se laisser guider par lui. Il faut accepter dans la prière les "conseils" de Dieu, afin de discerner ce qui est bien et ce qui est mal ; la force : pour rester fidèles à l’Évangile et pour oser témoigner du Christ aux autres ; la connaissance : pour nous aider à mieux saisir le vrai sens de la vie, pour nous-mêmes et pour les autres ; l'affection filiale : c'est aimer Dieu comme un enfant; ce don est aussi appelé "crainte" de Dieu. Ce n'est pas en avoir peur, mais c'est se rendre compte que nous devons toujours l'aimer de plus en plus ; la Crainte de Dieu : il ne s'agit pas d'une quelconque terreur. Il s'agit d'une juste distance à vivre pour s'ajuster à Dieu. Abandonner toute idée de "toute puissance" personnelle pour entrer dans l'humilité de l’Évangile. Tous ces dons sont étroitement liés les uns aux autres.

Si nous avions un peu oublié sa présence au cours de l’année, il est temps de reprendre les bonnes habitudes et de demander à l’Esprit saint de nous le pardonner et de nous aider à reprendre le dialogue avec lui, le visible dans l’invisible. Puisse-t-il nous permettre d’afficher avec force notre foi dans le Seigneur, quelles que soient nos épreuves à venir. D’ailleurs, s’il pouvait les détourner de notre route, nous lui en serions tellement reconnaissants.

C'est le Saint Esprit qui forme les pensées dans le cœur des justes et qui engendre les paroles dans leur bouche. Ceux qui ont le Saint Esprit ne produisent rien de mauvais ; tous les fruits du Saint Esprit sont bons... Quand on a le Saint Esprit, le cœur se dilate, se baigne dans l'Amour divin. Il faudrait dire chaque matin : "Mon Dieu, envoyez-moi votre Esprit qui me fasse connaître ce que je suis et ce que vous êtes". Saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars.

Chères lectrices et chers lecteurs de Vexilla Galliae en particulier, que les jours à venir le soient dans la lumière, l’amour et l’espérance. Vous pouvez tout demander à l’Esprit saint, il a le pouvoir de vous exaucer !

Solange Strimon

Commentaires  

#6 marlène ytier 10-06-2017 08:15
Merci ,merci pour ces paroles réconfortantes ,pour cet envie de marcher ,d'avancer ,de monter vers le Saint Esprit ,pour que chaque jour il nous INONDE de ses biens faits .
QUE DU BONHEUR !!!!!!!!!!!!
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#5 Grasser Viviane 06-06-2017 12:36
Oui, Dieu est bien là et se rappelle à nous par l'esprit saint. Je le comprends parfaitement, vous concernant Solange et j'en suis heureuse.
Il est Amour, mais d'un amour ne pouvant du tout se confondre avec l'amour terrestre et il est Lumière, cette lumière qui fait chaud au coeur et nous permet d'avancer sur la bonne route. N'ayons pas peur, comme le disait le Pape Jean-Paul II, ainsi que Soeur Emmanuelle.
Merci à vous Solange, Vyane
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#4 PELLIER 06-06-2017 08:03
Amen, que l'Esprit nous fasse surtout nous tourner vers Dieu avant tout, c'est le début de la sagesse.
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#3 Perruchot 05-06-2017 09:17
Intelligence, Sagesse, Force...un grand MERCI Solange.
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#2 ARMENANTE 05-06-2017 00:37
Merci pour ce rappel car en effet
Quand le doigt de dieu montre la lune , certains regardent le doigt.
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#1 Marc-Marie 04-06-2017 14:02
Merci Madame,

C'est toujours avec grand plaisir que nous lisons vos petites chroniques !
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