175 ans du Monastère du Broussey (1841-2016) et le Père Hermann Cohen ce dimanche 2 octobre 2016

A 30 kilomètres de Bordeaux, se situe le monastère du Broussey, il constitua la première refondation de l'ordre des Carmes déchaux après la Révolution française. Les frères carmes déchaux représentent la branche masculine du Carmel, ordre religieux reconnu depuis plusieurs siècles par l'Eglise catholique. Ce qui caractérise le Carmel masculin est la vie de prière associée à un apostolat de la vie spirituelle.

Cette fête du Broussey appelée également 8ème vendanges spirituelles, débutera vers 10H30, avec une messe présidée par Mgr Lacombe, évêque auxiliaire de Bordeaux. Puis suivra un verre de l'amitié à l'issue de la messe, et l'inévitable pique-nique sorti du sac.

De nombreuses animations pour petits et grands : tirage de la tombola, vente de boissons, gâteaux, vins et artisanat colombien, jeux.

A 15H30, assemblée générale des Amis du Broussey. A 17H30, vêpres solennelles.

Mais le temps fort de cette journée, c'est à 16H00, avec la conférence sur la vie et œuvre musicale du Père Hermann Cohen, dont le procès en béatification a été ouvert à Bordeaux, le 19 janvier dernier. En religion Père Augustin-Marie du très-Saint-Sacrement (1820-1871). Ce religieux carme a eu une vie hors du commun qui mérite d'être connue. Cette " Flamme Ardente au Carmel ", titre du livre que lui a consacré l'Abbé Charles Sylvain (Ed. Traditions Monastiques) est à ce jour le livre le plus émouvant et le plus représentatif de sa vie et de son œuvre : " Le jeune Hermann a mis du temps pour trouver le bonheur en Dieu. Il a cru pouvoir l'atteindre dans l'expérience des plaisirs de la terre et ceux-ci, au contraire, l'en ont profondément détourné."

Pianiste prodige, à vingt-six ans sa vie semble irrémédiablement corrompue et brisée par l'orgueil, la sensualité, la vanité des triomphes faciles et le démon du jeu. Au contact de Franz Liszt, son professeur, et de la Comtesse d'Agoult, " Puzzi " comme on le surnomme, se familiarise avec " l'immoralité déguisée en courage ". Avec Georges Sand et Lamennais, il fréquente les idéologies les plus pernicieuses...

Un jour, converti par miracle par l'Eucharistie et littéralement embrasé par cette flamme ardente, Hermann entre au Carmel en 1849. Il devient un apôtre enthousiaste de l'adoration eucharistique qu'il prêchera dans les principales chaires de France et d'Europe. Il fonde en 1848 l'adoration nocturne pour les hommes. Il commence alors à appliquer ses talents musicaux au service de sa foi. Il compose en particulier des poésies mariales. Un recueil de trente-deux cantiques intitulé Gloire à Marie. C'est un homme passionné qui n'hésite pas à faire appel à sa propre expérience et à évoquer sa propre conversion. Le 1er novembre 1868, il est guéri miraculeusement à Lourdes d'un glaucome qui l'avait rendu presque aveugle. En 1870, il est nommé premier définiteur de sa congrégation et maître des novices. Il se rend alors au monastère du Broussey. Mais il y résidera fort peu de temps, mais ses restes sont conservés dans la chapelle du monastère.

Eric Muth

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