La religion catholique à la lumière du soleil levant. Rigueur, discipline et beauté

Le coté bisounours de trop de catholiques et le coté guignol chez trop de clercs sont autant de plaies pour l’Eglise universelle. Il s’est comme installé, trop souvent, une atmosphère de laxisme généralisé dans l’église de France, contaminé par le reste de la société par force peut-être, certes, mais déplorable à pleurer tout de même. Pas besoin de vivre longtemps au Japon pour se rendre compte du fossé chez pourtant ceux qui incarnent les équivalents de la génération Vatican II japonais, encore qu’ils commencent malheureusement à prendre le mauvais pli.

Les faits sont si simples qu’il est presque gênant de les énoncer tellement ils ne devraient pas exister : un contact chez l’évêché donne très vite suite à une réponse professionnelle et circonstanciée. On a beau écrire ou téléphoner à une secrétaire de paroisse, dédiée à cela pourtant, aucune réponse, avec une efficacité à peu près nulle. Mais pourquoi donc qui dit religion catholique devrait dire irrespect du temps des autres et amateurisme ? C’est le contraire pourtant, parce que la religion, c’est foncièrement sérieux, et demande donc encore plus de rigueur, de professionnalisme que tout le reste. Vous iriez devant Dieu en étant nul, mal fichu, pas très beau, avec un culte offert à Dieu désespérant par toutes ces anicroches, ces fausses notes et autres accrocs si navrants ? Mieux vaut s’enterrer à vingt lieux sous terre que s’exposer à une telle honte ! Dieu ne demande pas d’être parfait sur ce que l’on ne sait pas faire, mais de tout faire pour vraiment produire du beau du solennel, nécessaire à toute communion avec le divin, et essentiel pour honorer le divin. Faire de son mieux, d’accord, mais véritablement faire de son mieux signifie aussi exiger de façon réaliste la production de quelque chose qui s’il est bon sera aussi beau.

Sans compter qu’il ne faut pas s’étonner ensuite que la Foi se perde : comment respecter un Dieu que ses soi-disant fidèles au pire ne respectent pas vraiment dans leurs actes, au mieux sont des bras cassés gaffeurs dans ce qu’ils réalisent et qui ne forcent pas le respect, c’est le moins que l’on puisse dire. La beauté des chants grégoriens est universelle, et réalisable par l’écrasante majorité des hommes, si seulement on se donne la peine de l’enseigner rigoureusement, comme la lecture selon la méthode syllabique à l’école, et que derrière il existe une véritable humilité et un désir fervent d’offrir le meilleur à Dieu.

Si Dieu est grand, quand l’on se trouve devant Dieu il faut l’honorer plus pieusement, plus dignement, se trouver dans la crainte, le désir d’être mieux encore que ce que l’on fait habituellement dans la vie de tous les jours. Normal puisque Dieu est l’être le plus respectable qui soit. Certes Jésus pardonne mais ce n’est pas une raison pour en abuser tel un adolescent mesquin. Il est tout puissant, et son Père punit. Il est fou de croire que l’on pourra louvoyer et finasser avec Dieu au Ciel comme certains croient le faire dans leur vie sur terre. Sur ce terrain on ne peut jamais gagner.

Donnons donc à Dieu le beau, le solennel, et donc il faut être sévère avec soi-même mais aussi avec les autres dans la discipline et la rigueur – une médiocrité insultante et par là blasphématoire faite à Dieu, dont on a conscience que l’on pourrait empêcher, est notre propre faute aussi. Attention, on ne parviendra jamais à honorer Dieu tel qu’il le mérite, mais du moins nous aurons fait ce qui s’en approche le plus. Le sens du beau et de la rigueur, l’émerveillement devant le beau et le solennel est notre façon pauvrement humaine d’honorer et de percevoir Dieu, du mieux que l’on peut dans nos limites d’être fini.

Finissons-en avec l’amateurisme, les bisounours précieux et les guignols ridicules pour laisser place au beau, à l’excellence, à la rigueur et au solennel ! Une messe n’est pas la foire, une messe consiste à offrir à Dieu et à se présenter devant lui. Ce n’est pas rien !

Paul-Raymond du Lac
Pour Dieu, Pour le Roi, Pour la France

Du même auteur :

-          Publié le 17 avril 2016 :  Transcendance et immanence et présence réelle de Dieu en ce monde.

 

Commentaires  

#1 PELLIER Dominique 09-05-2016 09:17
D'une part, c'est à l'Eglise de changer, je pense à l'assemblée et à ses prêtres, non à Dieu. D'une autre, les rites anciens, dits traditionaliste s avaient du bon. Même si le commun de l'assemblée ne comprenait rien au latin de la messe, comme ma mère disait, mais au moins, il était fervent....
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