16 religieuses martyres guillotinées à Paris, le 17 juillet 1794

Fêtées le 17 juillet par l'Eglise catholique Romaine, les bienheureuses carmélites ont souffert le martyr pour l'arrêt de la révolution. Elles sont béatifiées par Pie X le 27 mai 1906.

Le carmel de Compiègne avait été inauguré en 1648. Il avait d'étroites relations avec la Famille Royale et la Cour. En 1759 y vivaient dix-sept religieuses pensionnées par la couronne. Le monastère était réputé pour sa dévotion et sa charité. En 1790, le pouvoir révolutionnaire fit l'inventaire des biens du couvent et les carmélites affirmèrent leur volonté de vivre et de mourir dans leur maison.

C'est aux alentours de Pâques 1792 qu'une religieuse aurait fait un songe prémonitoire du martyr. Alors, la communauté unanime fait solennellement un acte de consécration par lequel chacune s'offrirait en holocauste pour apaiser la colère de Dieu et ramener la paix dans le pays.

Ainsi, malgré les conseils de prudence qu'on leur prodiguait, elles entretenaient une correspondance imprudente avec l'extérieur. Au cours d'une perquisition qui eut lieu le 21 juin 1794, les hommes du pouvoir en découvrirent les traces, en même temps qu'un portrait de Louis XVI et des images du Sacré Cœur, signe de ralliement des insurgés de Vendée. Autant de pièces qui venaient étayer les soupçons de complot royaliste.

En montant à l'échafaud le 17 juillet 1794, elles ont offert leur vie en demandant l'arrêt de la Terreur, et la fin de la Révolution. Sœur Marie de l'incarnation fut la seule rescapée du massacre parce qu'elle était en voyage lors de l'arrestation. Elle entreprit de faire connaître ses compagnes, leur vie et les détails de leur exécution.

Quand la charrette les emmène, vêtues de leurs robes et de leurs manteaux blancs et chantant des cantiques "elles ont l'air d'aller à la noce" dit un témoin. On rapporte que la foule impressionnée par leur calme et leur dignité les accueille en silence. Après le Veni creator, elles renouvelèrent leurs vœux de religion. Puis la prieure, mère Thérèse de Saint Augustin, au pied de l'échafaud, bénit chacune des sœurs et leur donna à embrasser une minuscule statuette de terre cuite cachée au creux de sa main.

La plus jeune sœur Constance, est appelée la première, elle gravit les marches entonnant tout à coup le psaume 117 Dominum omnes gentes (Louez Dieu, tous les peuples), repris par ses sœurs. On le chante au Carmel depuis le XVIème siècle pour consacrer l'entrée dans la maison de Dieu au moment d'une nouvelle fondation.

Leurs corps sont jetés dans l'une des fosses communes creusées dans le terrain sablonneux d'un jardin dépendant de l'ancien couvent de Picpus. Trois étaient parisiennes de naissance, les autres sont au calendrier de l'Eglise de Paris en raison du lieu de leur martyr.

Eric Muth

Cimetière de Picpus

35, rue de Picpus - 75012 Paris.  Métro Nation

C'est sur la place du Trône, aujourd'hui place de la Nation, que furent guillotinées les carmélites de Compiègne.

Si vous désirez prier pour les bienheureuses carmélites, leurs noms sont les suivants :

Mère Thérèse de Saint Augustin (Lidoine) prieure. Sœur de Jésus crucifié (Piedcourt). Sœur Charlotte de la Résurrection (Thouret). Sœur Euphrasie de l'Immaculée Conception (Brard). Sœur Julie-Louise de Jésus (Chrétien de Neuville). Sœur Thérèse du Cœur de Marie (Hanisset). Sœur Sainte Marthe (Dufour) converse. Sœur Catherine (Soiron) tourière. Sœur Thérèse (Soiron) tourière. Sœur Marie du Saint Esprit (Roussel) converse. Sœur Thérèse de Saint Ignace (Trezel). Mère Henriette de Jésus (De Croissy). Sœur Marie-Henriette de la Providence (Perlas). Sœur Saint François Xavier (Vérolot) converse. Sœur Constance (Meunier) novice.

Commentaires  

#3 Benoît Legendre 22-07-2015 17:25
Et j'ajouterai le non moins magnifique "Dialogue des carmélites" de l'inoubliable Bernanos ! Ces saintes femmes ont été victimes, comme toute la France, de la fureur haineuse décrétée par la révolution anti-chrétienne ; car pour moi c'est bien la haine de Dieu et de son message d'Amour qui animait ces révolutionnaire s ! Plus de deux cent ans après, nous en voyons tous les désolants effets sur la société française...
Christus vincit, Christus regnat ! Vive le roi !
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#2 Ivannicl 21-07-2015 02:22
Puisse votre sacrifice combler la France Éternelle des grâces de Notre Seigneur Jésus Christ et de Notre Sainte Mère la Vierge Marie.
- Amen -
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#1 PELLIER Dominique 20-07-2015 08:11
De là, les oeuvres de Maeterlinck et l'opéra magnifique de Francis Poulenc.
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